Edouard Fritch loue le « très bon bilan » du Président Hollande en faveur de la Polynésie

 

Voici l’allocution du président de la Polynésie française, Edouard Fritch, prononcée mardi soir, en présence de la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts.

Madame la Ministre,

Chers amis,

C’est avec fierté et honneur que nous vous accueillons, madame la Ministre, à la présidence de la Polynésie française.

Au nom du gouvernement, au nom des Représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, au nom des membres du Conseil économique, social et culturel, et au nom des maires, soyez la bienvenue.

Je le dis avec la même sincérité et la même affection que celle que j’ai exprimé au Président Hollande, ici même, il y a quasiment un an.

Bienvenue également à vous toutes et à vous tous, ici rassemblés sur invitation de madame la ministre.

Je serai très bref dans mes propos car je voudrais juste saisir cette occasion pour adresser des remerciements que vous voudrez bien, madame la Ministre, transmettre au Président Hollande.

Au terme de sa mandature, je ne peux que saluer et reconnaître l’extraordinaire travail concrétisé sous sa gouvernance, en faveur de la Polynésie et des Polynésiens.

Tout a commencé en 2012. Je venais d’être élu député avec mes compagnons Jean Paul TUAIVA et Jonas TAHUAITU. Nous avions comme mission délicate de rétablir le dialogue et la confiance avec l’Etat, alors que l’instabilité installée depuis 2004 avait mis à mal le dialogue républicain.

Peu à peu, avec humilité, avec une volonté sincère de travailler ensemble, le dialogue et l’écoute entre nos parlementaires et l’Etat, entre le gouvernement polynésien et l’Etat, se sont installés, en Polynésie comme à Paris. Puis, ce dialogue s’est intensifié et amplifié sous ma gouvernance à la présidence de la Polynésie française.

C’est ainsi que l’Etat a consenti dès 2013 à aider financièrement la Polynésie, en quasi cessation de paiement, avec une avance de trésorerie remboursable de 5 milliards de francs afin de permettre au pays de payer ses salariés et ses fournisseurs. Merci à l’Etat.

Puis, nous avons conclu deux nouveaux contrats de projet, l’un dédié aux actions du pays, l’autre dédié aux actions des communes. C’était une vision inédite du contrat de projet et du partenariat Pays, Etat, communes. L’Etat était ouvert à nos propositions. Les deux contrats furent signés et concrétisés en 2015. Merci encore à l’Etat.

En matière de solidarité, l’Etat nous a encore tendu la main. Compte tenu de l’accroissement important du chômage constaté depuis 2008 en Polynésie, le nombre de ressortissants au régime de solidarité, le RSPF, a doublé en passant de 40 000 à près de 80 000 ayant droits. A cet égard, l’Etat a accepté de soutenir ce régime de solidarité à hauteur de 1,4 milliard de francs par an, durant trois ans. Encore merci à l’Etat, même si certains esprits insatisfaits et chagrins ont critiqué l’insuffisance de cette aide de l’Etat. Merci à l’Etat car votre contribution a pu soulager les Polynésiens qui auraient eu à financer eux-mêmes 4,2 milliards de francs sur les 3 ans.

Pour les six communes de Tahiti, éligibles au Contrat de redynamisation des sites de défense, les contrats ont été signés par le Président Hollande, ici, il y a un an. Au nom des six communes, Arue, Faaa, Mahina, Papeete, Pirae et la commune de Taiarapu-Est, je veux dire merci à l’Etat.

Je cite également l’important dossier de la reconnaissance du fait nucléaire. Initié en 2010, ce dossier n’a pas produit les effets attendus durant ces dernières années. En venant en Polynésie, le Président Hollande a donné un souffle nouveau en acceptant d’assouplir ce fameux risque négligeable, en actant la réalisation du Centre de mémoire et en acceptant une réparation sanitaire et environnementale des conséquences des essais.

Lié à ce sujet, le président Hollande a, en outre, accepté que l’on rétablisse et sanctuarise la Dotation Globale d’Autonomie en la ramenant à son niveau initial. Merci au Président Hollande. Son implication personnelle a été déterminante sur l’ensemble du dossier nucléaire.

Sur le dossier de la révision et du toilettage statutaires, là aussi, l’Etat et en particulier le ministère des outre-mer a ouvert le chantier. Merci à vous madame la Ministre et à vos équipes pour cette bonne collaboration. Je compte sur vous pour faire aboutir ce chantier juridique important pour notre collectivité.

Concernant l’Accord de Papeete, propositions du Président Hollande, nos équipes y travaillent depuis 8 mois, dans un esprit de réel partenariat et en recherchant les meilleures solutions qui servent les intérêts de la Polynésie et des Polynésiens. Cet accord doit fonder un nouveau pacte républicain entre la Polynésie et l’Etat jusqu’en 2030.

Ce voyage de la ministre des Outre-mer a permis l’achèvement rédactionnel d’un projet de texte qui sera soumis très rapidement au Conseil des ministres de Polynésie. Ensuite, il sera soumis à l’examen du Syndicat de Promotion des Communes, du Conseil économique, social et culturel et de l’Assemblée de la Polynésie française pour que je puisse le signer avec le chef de l’Etat, avant le début du mois d’avril prochain. Je voudrais vivement remercier messieurs Marc VIZY et Jean Robert JOUANNY, respectivement conseiller outremer du Président Hollande et conseiller de la ministre des outremer, pour leur constante collaboration constructive avec nos équipes du pays.

Je suis conscient que les délais sont courts, mais nous tâcherons de convaincre nos partenaires que cet Accord est digne d’intérêt pour l’avenir de notre pays. Je remercie d’ores et déjà l’heureuse initiative du Président Hollande qui a proposé l’idée d’un accord qui donne une vision d’avenir à notre pays.

Je terminerai cette liste de remerciements au Président Hollande en évoquant le soutien confiant de l’Etat en faveur de notre volonté de coopération au sein du bassin Pacifique. Ce soutien a démarré par le sommet France Océanie tenu à Paris, suivi de la COP 21 qui fut un moment extraordinaire pour nos pays insulaires du Pacifique et enfin de notre pleine entrée au Forum du Pacifique.

Madame la Ministre, je pourrai également citer le tribunal foncier, la construction de la nouvelle prison de Papeari, mais j’ai promis d’être bref. Le Garde des Sceaux sera en Polynésie française en mars prochain. J’aurai alors encore l’occasion de le remercier pour sa grande implication et son fort soutien envers la Polynésie française. J’ai une pensée particulière pour l’ancienne Garde des Sceaux, madame TAUBIRA qui a initié ces dossiers.

A la lumière de ce que je viens de vous présenter, nous ne pouvons que reconnaître le très bon bilan du Président Hollande en faveur de la Polynésie et des Polynésiens.

Le dialogue est désormais constant. La stabilité est revenue. Nous pouvons regarder l’avenir avec une plus grande confiance.

C’est pourquoi, en témoignage de notre affection et de notre amitié à son égard, dites-lui qu’il sera encore et toujours le bienvenu en Polynésie française.

Je vous remercie. Je laisse la parole à madame la Ministre.

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