Emile Vernier: « La retraite facile, c’est fini »

Nouvelle contribution du président du Sdiraf, Emile Vernier, pour appeler les pouvoirs publics à réformer au plus vite notre système de protection sociale généralisée sous peine de « faillite ». 

Avant 2012, la retraite CPS pouvait se caractériser par :

  • un accès très facile à partir de 50 ans et de faibles pénalités : départ à la retraite autour de 56 ans d’âge
  • un retour rapide sur « investissements », c’est à dire qu’il ne fallait que 3 ou 4 ans de pensions pour récupérer l’ensemble des cotisations versées durant toute sa carrière
  • un montant de pension très intéressant (70% pour 35 ans de cotisations) et largement supérieur à la pratique de la sécurité sociale en France (50% pour plus de 40 ans de cotisations)
  • le fonds de garantie tel que précisé par les textes de la CPS n’a plus été respecté depuis des années, sans que cela n’émeuve plus que cela les décideurs (gouvernements et syndicats)

Pour ces raisons et bien d’autres encore, et malgré quelques mesures prises après 2010, insuffisantes, malgré de nombreuses alertes de la part de la CPS, des actuaires, les réserves ont fondu et depuis 2009, les cotisations ne suffisent plus à payer les pensions. Le déficit se monte à 5 milliards par an.

Que se passerait-il si des mesures de fonds n’étaient pas prises cette année ?

La CPS manque de liquidités. Il y a bien des réserves encore, mais elles sont immobilisées. Il n’y aura plus assez d’argent pour payer les pensions. La CPS n’aura pas d’autre solution que de retarder les paiements des pensions, voire même à les diminuer. Cette solution sera inacceptable, car les décideurs ont demandé aux salariés de cotiser pendant des années, pour un jour atteindre l’âge requis pour s’arrêter de travailler et bénéficier d’une retraite bien méritée. Les plus pénalisés seront surtout les retraités à venir, qui espèrent toucher une pension de retraite le moment venu d’un tel niveau, niveau qui ne pourra être payé par le gestionnaire.

La retraite facile, le départ à la retraite rapide, un niveau de pension aussi haut, c’est fini. L’espérance de vie est passée par là. Le manque de prises de décisions de tous les gouvernements aussi. Le nouveau gouvernement a pris la mesure des enjeux. Encore faut-il qu’il aille au bout de sa logique en prenant les décisions nécessaires, bien connues de tous, sans retard, malgré le fait que ces mesures peuvent être impopulaires. Ce gouvernement ne doit pas faire preuve de laxisme pour la PSG comme les précédents, mais de courage et d’intelligence, pour le bien de tous les polynésiens.

Sans réformes, point de salut.

Les cartes de l’avenir de la PSG et des retraites CPS sont clairement entre les mains de notre gouvernement.

 

 

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8 pensées sur “Emile Vernier: « La retraite facile, c’est fini »

  • 7 août 2015 à 4 h 59 min
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    C’est quoi ces fameuses réformes que le SDRIF attend ?? Nous faire travailler 40 ans afin de toucher une retraite minable ?? Dans ce cas, mieux vaudrait continuer à chercher avant de réformer ou encore arrêter de cotiser !! Avec le taux élevé de cancer qu’on a en Polynésie grâce à la France, on risque de ne pas vivre assez longtemps pour en profiter !!

    Répondre
  • 7 août 2015 à 5 h 00 min
    Permalink

    C’est quoi ces fameuses réformes que le SDRIF attend ?? Nous faire travailler 40 ans afin de toucher une retraite minable ?? Dans ce cas, mieux vaudrait continuer à chercher avant de réformer ou encore arrêter de cotiser !! Avec le taux élevé de cancer qu’on a en Polynésie grâce à la France, nous on risque de ne pas vivre assez longtemps pour en profiter !!

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