Emile Vernier: lettre ouverte

Copie de la lettre d’Emile Vernier reçue le 17 août à la rédaction  

Ça chauffe.

Ça devient même brûlant !!

Cette semaine, le SDIRAF a reçu un message d’une personne qui écrit : « je suis passé à la CPS et un des employés m’a annoncé qu’en 2018, la tranche B allait être diminuée de moitié ».

Est ce que c’est vrai ? Est ce que c’est faux ? On ne le sait pas, mais ce qui est sûr, c’est que c’est bien la première fois qu’un tel message vient de la CPS. Ce qui est sûr, c’est que malheureusement, cela vient prouver que ce que dit le SDIRAF depuis des années, c’est la vérité.

Quand le SDIRAF annonce que les réserves de la tranche A ont été vidées, on doute. Quand le SDIRAF annonce que les pensions peuvent baisser, on doute. Quand le SDIRAF annonce une manifestation ou un rassemblement, on ne veut pas entendre et on préfère dormir sur ses deux oreilles. Quand le SDIRAF exhorte le gouvernement à agir, ce dernier continue à ne rien faire.

Car qu’on ne s’y trompe pas, si la tranche B est touchée, la tranche A le sera aussi. Il est évident qu’avec -5milliards en réserve au début 2017, pour maintenir les pensions de retraite au niveau, il faut bien que la CPS pioche dans d’autres poches que celle de la tranche A, et donc, ne peut se servir que dans la tranche B, dans les prestations familiales qui elles, ont encore quelques réserves, mais pas grand chose.

A partir de là, que faire ?

Pas d’autre solution que de pousser notre gouvernement à prendre ses responsabilités, mais en extrême urgence cette fois. Car, nos « décideurs » savent très bien, et depuis des années déjà, ce qu’il faut faire pour sauver notre PSG et nos retraites.

Déjà, nos « décideurs » devraient donner l’exemple et montrer qu’ils soutiennent leur population en cotisant eux mêmes à la CPS. Peut-être ne le savez-vous pas, mais nos représentants à l’Assemblée et nos ministres ne cotisent pas à la CPS pour leur retraite. Non, eux, nos « décideurs » se sont taillés une bonne retraite, sans aucun danger. Et ils n’ont aucune crainte finalement de voir s’effondrer la retraite du peuple. Eux sont à l’abri.

Ensuite, nos « décideurs » peuvent aussi changer les paramètres de la retraite CPS : taux et durée de cotisations, âge de départ à la retraite, taux de remplacement du salaire, etc… Il y a plusieurs possibilités de leviers à enclencher, mais ce n’est pas bon pour les salariés et à quelques mois d’une élection territoriale capitale pour revenir aux affaires, nos « décideurs » hésitent à se fâcher avec le peuple.

Enfin, il y a la proposition du SDIRAF. En mai dernier, le SDIRAF a écrit au Président Macron pour demander à la France de prendre en charge les dépenses de l’hôpital, soit plus de 25 milliards par an, financées à 20 milliards par la CPS, dont 12 milliards de salaires directs. Est-ce bien à la CPS de payer ces milliards ? Le déficit abyssal de la PSG vient aussi de cette charge qui est une conséquence des bouleversements sociologiques de notre société suite à l’arrivée du CEP en 1963 et des maladies radio induites que les 193 essais nucléaires, dont une majorité atmosphériques, ont apporté en cadeau à la société polynésienne.

Que nos « décideurs » ne fassent rien, c’est aussi de la responsabilité du peuple. En effet, nous sommes au courant de la situation, nous savons ce qui se passe, et nous ne disons rien. Nous nous cachons derrière le rideau pour ne pas voir la réalité. Et en ne faisant rien, nous envoyons un message à nos « décideurs » : c’est bon, on vous a élus, on a confiance !

On se trompe.

Attention à l’eau qui dort. A trop attendre, la marmite peut bouillir et exploser au moment où la CPS devra toucher au porte feuille des retraités d’aujourd’hui, mais aussi de demain. Et ce jour là, il sera trop tard.

On peut encore changer notre destin. Réveillons-nous.

 

Le 17 août 2017

 

 

Emile Vernier

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