Emploi de collaborateurs à l’assemblée: la majorité répond

En marge des travaux menés ce vendredi matin à l’assemblée, dans le cadre de la première session extraordinaire 2017, la présidente du groupe RMA (Rassemblement pour une majorité autonomiste), Sylvana Puhetini, a fait un rappel au règlement intérieur pour répondre aux allégations entendues la veille s’agissant de prétendues irrégularités qui auraient été commises dans l’emploi de collaborateurs d’élus. Cette mise au point s’adressait directement au président de l’institution, Marcel Tuihani. Voici sa déclaration publique faite dans l’hémicycle en présence des représentants:

Monsieur le Président de l’assemblée,

La représentation territoriale vient aujourd’hui d’accomplir un geste remarquable, et pour le moins exemplaire, en décidant de prélever 100 millions de francs pacifique sur les réserves de l’institution pour accompagner le Pays dans la réparation des dégâts subis après les intempéries du 22 janvier dernier.

J’ai volontairement attendu la fin de cette séance et l’élan unanime qui s’en est dégagé, pour faire un rappel au règlement intérieur vous concernant directement, Monsieur le Président. Et je souhaite, par la présente, prendre tous mes collègues à témoins pour adresser solennellement la mise au point suivante:

Pas plus tard que mercredi 1er février, vous avez été sollicité par des journalistes de Polynésie 1er dans le cadre d’un reportage sur les collaborateurs des élus et ce, en écho à l’affaire Pénélope Fillon qui secoue actuellement la classe politique française, et le mouvement des Républicains en particulier.

A ma grande satisfaction, tout d’abord, vous avez publiquement reconnu – face à la caméra – qu’il n’existait pas de telles dérives à Tarahoi. Quand bien même, sous certaines conditions, l’embauche familiale est parfaitement autorisée. Mais à l’évidence, vous vous êtes ensuite prêté à quelques confidences…A croire que vous aussi, vous seriez devenu un adepte du lancer de boules puantes !

Quelle n’a pas été la surprise, en effet, de voir aussitôt rappliquer dans mon bureau ces mêmes journalistes pour m’interroger sur la prétendue existence de quatre emplois fictifs au sein du groupe RMA que je préside. L’information a t-elle été livrée par vous même ou quelqu’un de votre entourage ? Je n’ose même pas l’imaginer…

Toujours est-il que cette dénonciation n’est que pure calomnie et vous le savez, Monsieur Tuihani. Je m’en suis expliqué par courrier avec vous, fin octobre. Puis avec le Procureur de la République, M. Leroy, que vous avez personnellement saisi et enfin, avec le service « Cotisations » de la Caisse de prévoyance sociale afin qu’il puisse procéder au remboursement des cotisations trop versées consécutivement à une simple erreur matérielle de notre part.

Cette « affaire », si on peut parler ainsi, n’a pas prospéré davantage et nous avons pu apporter la démonstration que les collaborateurs incriminés sont bien à leur poste pour remplir les missions qui leur ont été assignées.

Le groupe Tahoeraa, auquel vous appartenez, peut-il en dire autant ? Permettez-moi d’en douter après l’affaire – une vraie, celle-ci! – touchant quatre chargés d’études du secrétariat général de l’assemblée pour lesquels, je le rappelle, une enquête préliminaire a été dilligentée courant 2016 par la brigade financière de la DSP afin de déterminer si ces quatre personnes avaient effectivement travaillé pour l’institution ou bien pour le parti orange, ce qui constituerait alors un détournement de fonds publics.

Je ne m’étendrai pas davantage sur cet épisode malheureux qui entâche une fois encore l’image de la politique en général, laissant le soin à la justice de se prononcer. Pour ma part, permettez-moi d’émettre un voeu, c’est que « l’art de la dénonciation », contrairement à ce que vous semblez croire si j’en juge par vos propos tenus le 30 septembre dernier au micro de TNTV, ne fasse jamais « partie du jeu de la politique ».A plus forte raison lorsque les faits ne sont pas avérés et prouvés.

Je vous remercie de votre attention

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Une pensée sur “Emploi de collaborateurs à l’assemblée: la majorité répond

  • 6 février 2017 à 9 h 14 min
    Permalink

    C’est pourquoi il faut voter une loi où il serait interdit de recruter un membre de sa famille quoi qu’il fasse réellement le travail qui leur ai confié, pour ne plus avoir de tel problème.

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