En Alsace, Sarkozy prône le retour aux valeurs nationales

SCHILTIGHEIM, Bas-Rhin (Reuters) – Nicolas Sarkozy s’est prononcé mercredi pour un retour aux valeurs et aux frontières nationales lors d’un meeting à Schiltigheim (Bas-Rhin), près de Strasbourg, à deux semaines d’élections régionales pour lesquelles les sondages prévoient des scores élevés pour le Front National.

Le président du parti Les Républicains a salué les mesures de sécurité adoptées par le gouvernement après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, tout en déplorant qu’elles n’aient pas été prises après ceux de janvier. Il les a en outre jugées insuffisantes au regard de la crise morale que traverse selon lui notre société.

« S’en contenter serait une grave erreur car, dans ce combat, nos faiblesses ne sont pas que sécuritaires », a-t-il dit devant une salle pleine d’un millier de personnes et alors que 500 autres suivaient le discours sur des écrans disposés à l’extérieur.

« Il y a tant de domaines où la République a trop reculé. Ceux qui nous frappent savent que nous sommes vulnérables », a-t-il poursuivi en dénonçant quatre décennies de « conformisme » selon lui responsable d’un malaise « dans l’école, dans la justice, dans l’économie, dans la politique ».

Nicolas Sarkozy était entouré de Philippe Richert, président de la région Alsace et candidat en Alsace-Champagne Ardenne-Lorraine, mais aussi de Xavier Bertrand, candidat en Picardie-Nord Pas-de-Calais, deux futures régions où une victoire du Front national n’est pas exclue.

Reprenant quelques-uns des thèmes chers au parti de Marine Le Pen, il a dénoncé, sous des applaudissements nourris, la soumission à la mondialisation qui « provoque partout la révolte des peuples ».

Tous en s’affirmant européen de toujours et pour toujours, il a accusé l’Union européenne de « gommer une grande partie de l’histoire européenne ».

Le chef de l’opposition s’est également élevé contre l’égalitarisme, le communautarisme, le multiculturalisme et a dénoncé « le sentiment d’abandon du monde rural qui se sent humilié parce qu’il est oublié ».

« Vive la République que nous aimons, vive la France de toujours », a-t-il conclu avant d’entonner La Marseillaise.

(Gilbert Reilhac, édité par Myriam Rivet)

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Source: Yahoo Politique

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