Entre 2007 et 2014, les mesures d’aides à emploi ont coûté 54 milliards Fcfp au Pays

« Interventionnisme économique et aide à l’emploi » pour les exercices 2007 jusqu’à la période la plus récente, font l’objet d’un examen approfondi par la Chambre territoriale des comptes (CTC).

Dans leurs observations définitives, les magistrats soulignent en préambule que « les mesures d’aide à l’emploi trop orientées vers le court terme se sont avérées peu probantes, l’employabilité et la formation des demandeurs d’emploi, trop faibles, continuant à faire échouer les politiques de l’emploi ».

Avant toute chose, rappelons que les effectifs salariés à la CPS ont culminé à 68 159 ressortissants en 2008 , avant de chuter à 61 092 salariés cinq ans plus tard. Par voie de conséquence, le nombre de demandeurs d’emplois est passé de 6 251 en 2007 à 13 331 en 2014, soit plus du double. Pire encore, le Sefi a enregistré en 2014  pas moins de 138 701 candidatures pour seulement 2 396 offres d’emploi émanant des différents employeurs privés et publics.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir mis les moyens financiers… Il apparait, en effet, que le plus gros volume d’argent public en faveur des mesures d’aides à l’emploi (y compris la subvention versée en faveur de la caisse de soutien au prix du coprah) a été injecté en 2010 pour un montant record de 8,7 milliards de Fcfp, contre seulement 6,505 milliards en 2014. A ceci près, remarque la CTC, que « dés 2011 les financements ont fortement chuté tandis que le nombre de demandeurs d’emploi augmentait de 37% ». Globalement, entre 2007 et 2014, un peu plus de 54 milliards de francs pacifique ont été dépensés par la collectivité.

Parallèlement, « le nombre de conseillers-emplois du Sefi n’a pas été renforcé et ses agents n’ont pas reçu de formations en rapport avec les besoins. A mesure que le flux des demandeurs d’emploi s’est accru, la situation a d’ailleurs empiré », poursuit la CTC dans son analyse critique.

Enfin, au titre de ses recommandations, la Chambre territoriale des comptes préconise entre autres d’ « accroître les financements après évaluation et redéploiement budgétaire » mais également d’« améliorer le connaissance statistique et économique du marché du travail et de l’emploi en transférant les travaux d’analyse aux statisticiens-économiste de l’ISPF ».

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