Entre Flosse et Fritch, pas de grand pardon en vue!

Le monde de la politique est impitoyable et l’interview que vient d’accorder le président du Tahoeraa huiraatira, Gaston Flosse, à l’éditorialiste Christine Bourne sur son blog tahititoday.com, en est la parfaite illustration.

 

Autant dire tout de suite que les propos du leader de la majorité vont être analysés, décortiqués et commentés bien au delà du simple microcosme. Pour ceux qui auraient manqué le premier chapitre, la suite est annoncée pour demain…

On le sait, depuis quelques mois, les relations sont particulièrement tendues entre l’ex-président du Pays devenu inéligible et son dauphin, au point de provoquer un début de scission au sein du groupe orange à l’assemblée. Mais force est de constater que dans ces déclarations du jour, rien ne plaide en faveur d’un apaisement. Bien au contraire.

D’emblée, l’éditorialiste évoque la tenue du prochain congrès qui a été reporté au mois de mars (au lieu de février) pour cause de retard dans le renouvellement des sections et fédérations du mouvement. Et comme Edouard Fritch pouvait s’y attendre, sa fonction de président délégué est fortement compromise. Gaston Flosse ne l’annonce pas clairement mais en soutenant que « le président et le président délégué doivent avoir un minimum de contacts et d’échanges », une relation qui, dit-il, « requiert de la confiance », on voit bien que les conditions ne sont pas réunies.

Tout au long de l’interview, le président du Tahoeraa s’efforce de redorer son image, las qu’il est de devoir « assumer le mauvais rôle ». Etant dans l’impossibilité de revenir au pouvoir jusqu’en 2017, il souhaite qu’« Edouard Fritch aille au bout de son mandat », c’est à dire 2018. Ce qui semble paradoxal s’il est si persuadé que l’actuel gouvernement ne prend pas les bonnes décisions et ne va pas assez vite pour relancer la machine économique.

En revanche, Gaston Flosse a visiblement des lacunes en ce qui concerne l’application de la loi sur le cumul des mandats. En 2017, seuls les parlementaires seront visés. Dés lors, ceux-ci ne pourront plus détenir un mandat exécutif. Aussi, l’actuel président du Pays pourra bien conserver son écharpe de maire de Pirae.

Enfin, pour ceux qui croyent que les deux hommes vont se retrouver un soir, en haut de Erima, pour mettre à plat leurs différends personnels, il ne faut pas rêver! Certes, la balle est dans le camp d’Edouard Fritch, accusé de ne pas avoir suffisamment pris conseils auprès du « vieux lion » et des instances dirigeantes du parti à qui il est redevable, mais compte tenu de tout ce qui s’est passé ces dernières semaines (l’affaire de la vaisselle, les travaux dans son bureau à l’assemblée…), Gaston Flosse s’interroge avec toute l’amertume que l’on devine: « Croyez-vous que j’ai le cœur de le recevoir ? ».

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