Envoi de danseurs à Dubaï: liberté à chacun…prône la République en Marche Polynésie

 

Le Te Nati FNP (soutien de Marine Le Pen) prend position dans « l’affaire politico-culturelle » visant à faire partir à Dubaï, en pleine période du Heiva, un groupe de plusieurs centaines de danseurs. A cette occasion le représentant de Marine Lepen publie un communiqué de presse qui fait réagir notre mouvement.

La tribune du Front national nous fait penser à la fameuse phrase « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver », attribuée au maréchal nazi Hermann Göring (mais en réalité extraite d’une pièce de théâtre écrite par un intime de Hitler, Hanns Johst, surnommé “le barde de la SS”).

Nous avons là une petite idée de ce qui attend les artistes si par malheur le Front national arrivait au pouvoir. Il voudrait alors tout diriger et contrôler, et sans doute interdirait-il à nos danseurs polynésiens d’aller se produire dans un pays arabe. 

Te Nati Front national prétend « défendre l’intégrité de notre culture » en s’opposant à ce voyage de nos éminents représentants de la danse tahitienne, mais en réalité il nage en pleine contradiction. 

D’abord, en affirmant à propos des Arabes que « leur religion-culture interdit musique chants et costumes dénudés » alors que les danseuses se trémoussant sous des voiles transparents font bien partie de la culture arabe. Ensuite, en accusant ces Musulmans de « chercher une ouverture possible dans notre culture pour s’y immiscer. » Inviteraient-ils nos danseuses et danseurs pour pouvoir les réprimer ? Diantre, ça fait peur! On devrait peut-être leur envoyer notre guerrière de la danse Marguerite Lai. Non, ils veulent connaître notre culture. Est-il censé de leur refuser cela? 

Le Front national achève de se ridiculiser en affirmant: « Il s’agit là d’une affaire politique et presque d’État ». Rien que ça!  L’État se mêlant de la culture polynésienne! Chassez l’esprit colonialiste, il revient au galop!

Il faut plutôt voir dans cette invitation une belle occasion de démontrer aux extrémistes musulmans qui veulent les femmes voilées de la tête aux pieds, que la danse, au contraire, transcende la beauté du corps humain, et que s’il y a indécence, elle est dans la tête des pervers.

Quant à la date choisie par l’invitant, elle tombe sans doute mal, puisque beaucoup de nos meilleurs artistes ne pourront participer au concours de chants et danses du Heiva, mais c’est à eux seuls qu’appartient le choix de rester à Tahiti ou de partir à Dubai. 

S’il est domaine ou la liberté est reine et doit le rester, c’est bien celui de la culture. Nous devons respecter le libre choix de nos artistes qui ont décidé de répondre à cette invitation extraordinaire. Et disons-nous aussi que leur absence au Heiva donnera leur chance à de jeunes danseuses, danseurs et musiciens de se produire sur la scène de Toata. 

Photo d’archives

Heimana GARBET

Président La République en Marche Polynésie
Référent pour la Polynésie
La République En-Marche

Natacha Helme

Co Présidente La République en Marche Polynésie
enmarchepolynesie@gmail.com

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