Etat d’urgence: la droite et une partie de la gauche jouent la surenchère

POLITIQUE – Elargissement des assignations à résidence, dissolution de groupes radicaux, extension des perquisitions et des saisies… Le gouvernement a validé ce mercredi les premières mesures d’un projet de loi renforçant et prolongeant de trois mois l’état d’urgence, décrété depuis vendredi après les attentats de Paris. Un contexte de crise aïguë qui explique la procédure parlementaire accélérée adoptée pour faire voter cette réforme et son adoption probable avec le soutien d’une large partie de l’opposition.

C’est donc ce jeudi, au lendemain même de son examen en conseil des ministres, que les députés vont débattre et voter sur ce projet de loi avant leurs collègues du Sénat vendredi. Un texte qui pourrait encore singulièrement se muscler. Car, prenant le président et le premier ministre au mot, qui ont promis d’écouter les propositions « constructives » émanant de la droite au nom de l’union nationale, plusieurs parlementaires des Républicains ambitionnent de durcir encore un peu plus ce régime d’exception créé en 1955 en pleine guerre d’Algérie.

Mercredi soir, lors de son examen en Commission des lois, plusieurs députés ont plaidé (parfois avec succès) en faveur de nouvelles mesures de coercition. « Loin de déroger à l’Etat de droit, nous le confortons en ayant à l’esprit que l’Etat de droit doit être fort. S’il n’est pas fort, il n’est plus l’Etat. S’il n’est pas fort, il n’y a plus de droit et c’est la jungle jihadiste qui l’emportera », a résumé le député sarkozyste Guillaume Larrivé.

Bracelets électroniques et policiers armés même au repos

Jouant la surenchère, plusieurs députés de l’opposition ont exprimé le souhait que l’état d’urgence soit prorogé non pas de trois mais de six mois. « Est-ce que dans trois mois nous pouvons dire objectivement que les menaces qui pèsent sur notre pays seront réglées? », a notamment plaidé Eric Ciotti, élu des Alpes-Maritimes. Cette durée « relève de l’optimisme le…

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Source: Yahoo Politique

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