États-Unis : les cliniques d’avortement dans le viseur de Donald Trump

 Le département de la Santé de l’administration Trump a ainsi lancé un processus réglementaire afin de ne plus accorder de subventions aux centres de santé qui ne sépareraient pas physiquement leurs activités de planning familial et d’avortement.

Pour quelle raison ? Le gouvernement estime tout simplement que l’interruption volontaire de grossesse ne fait pas partie du planning familial.

“Nous remercions le président Trump d’agir pour sortir les contribuables du business de l’avortement”, s’est félicitée la présidente de l’organisation anti-avortement Susan B. Anthony List, Marjorie Dannenfelser.

Une “promesse tenue”, estime la Maison Blanche

Le changement n’est pas immédiat et doit encore franchir plusieurs étapes réglementaires, dans les prochains mois, avant d’entrer en vigueur. Mais cela n’a pas empêché la Maison Blanche de saluer cette prise de décision dans un communiqué, affirmant que l’initiative du ministère, “réalise la promesse du président Donald Trump de continuer à améliorer la santé des femmes et de s’assurer que les fonds fédéraux ne sont pas utilisés pour financer l’industrie de l’avortement en violation de la loi”. 

Cette nouvelle règle obligerait les cliniques recevant des fonds fédéraux à séparer dans un lieu physique différent toute pratique d’avortement. Financièrement, les fonds fédéraux ne peuvent déjà pas servir à financer des avortements, mais les cliniques peuvent aujourd’hui obtenir des crédits publics pour leurs autres activités, comme les consultations, la contraception ou des dépistages de maladies sexuellement transmissibles. Requérir une séparation physique, et non plus seulement financière, créerait un nouvel obstacle à l’obtention de fonds publics.

Les démocrates scandalisés

Aussitôt annoncée, cette décision a provoqué l’indignation des démocrates. « L’administration Trump recommence à vouloir retirer aux femmes des droits de santé fondamentaux”, a dénoncé la cheffe démocrate Nancy Pelosi, à la Chambre des représentants. “Il s’agit d’une tentative non voilée pour fermer Planned Parenthood (le planning familial américain, ndlr), c’est honteux”, a pour sa part estimé la sénatrice de Californie Dianne Feinstein.

Source: Yahoo Actualités

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