Exigences accrues dans l’enseignement des langues et culture polynésiennes

La ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Nicole Sanquer-Fareata, s’explique sur la place des langues et culture polynésiennes dans le recrutement des professeurs des écoles.

Dans le contexte de la rénovation de la formation des professeurs des écoles et la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), dont celle de Polynésie française depuis le 21 avril 2015, les conditions de diplôme pour l’accès au concours externe de recrutement des professeurs des écoles ont été modifiées. Les candidats peuvent se présenter à ce concours en justifiant, a minima, d’une inscription en première année de master.

Afin de prendre en compte le contexte culturel de la Polynésie française et d’être en cohérence avec l’enseignement des langues polynésiennes dans le premier degré où elles sont enseignées de 2 heures 30 minutes à 5 heures par semaine, le ministère en charge de l’éducation du gouvernement de la Polynésie française, le Vice-rectorat et l’Université de Polynésie française ont convenu de demander une adaptation pour le concours, le second concours interne et le troisième concours, à savoir :

  • des épreuves de langues polynésiennes au concours externe de recrutement de professeurs des écoles obligatoires. Elles consistent en une épreuve écrite d’admissibilité (40 points) et une épreuve orale d’admission (40 points).

  • Un niveau attendu d’un utilisateur élémentaire, niveau A2 ou « intermédiaire » du Cadre Européen Commun de Référence pour les langues (CECRL).

Si la note éliminatoire à 5 sur 20 disparaît dans le concours d’entrée à l’ESPE, il n’en demeure pas moins que les épreuves de langues polynésiennes resteront obligatoires pour tous les candidats.

Si la note éliminatoire disparaît dans le concours d’entrée à l’ESPE, c’est parce qu’elle est repoussée à la sortie de l’ESPE. C’est-à-dire une fois que les candidats auront fait la preuve de leur volonté de se former et d’enseigner les langues polynésiennes. En effet, afin d’assurer un niveau minimum de compétences langagières nécessaire à l’enseignement des langues polynésiennes, lors de l’année de formation de master 2, les quatre enseignements constitutifs de langues polynésiennes seront non-compensables avec ceux des autres disciplines, donc éliminatoires. Ce qui signifie un niveau de maîtrise des langues polynésiennes plus élevé à la sortie de l’ESPE.

L’enseignement des langues et culture polynésiennes (LCP) à l’école reste une priorité pour la ministre de l’éducation, madame Nicole Sanquer-Fareata, et c’est pourquoi le niveau de recrutement et de formation des professeurs des écoles doit être élevé.

 

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