Fermeture du Fare Hau Arii: les explications de la ministre, Tea Frogier

La ministre en charge des solidarités, Tea Frogier, souhaite réagir aux allégations fallacieuses véhiculées au sujet de la fermeture du Fare Hau Arii. La responsabilité de la fermeture de cette structure de type associatif n’est en aucune façon à imputer au Pays. C’est bien une décision qui incombe au seul bureau de l’association gestionnaire du centre.

Créée fin 2008 à titre expérimental, cette structure se prévalait d’une capacité d’accueil de 20 places. Ses charges de fonctionnement ont été financées par le Fonds d’action sociale du régime de solidarité sur cette base jusqu’à ce jour.

La décision de mettre un terme au financement du centre trouve sa genèse dans le parti pris par l’association en 2010, de restreindre le profil du public accueilli et de limiter sa capacité d’accueil à 12 places, empêchant, ce faisant, son intégration au dispositif des établissements médico-sociaux de notre pays.

L’affaiblissement de l’activité du centre (absence de projet thérapeutique, absence de projet défini par un médecin coordonnateur, la sous-occupation persistante de la structure qui accueille au maximum 5 enfants, parfois moins (et non 9 comme cela a pu être dit), le coût de prise en charge exorbitant en résultant, commandait inéluctablement l’orientation des enfants concernés vers des structures médico-sociales performantes, où ils pourront bénéficier d’une meilleure prise en charge.

Prise par la commission des associations des programmes d’action sociale en janvier 2014, la décision d’arrêt du financement du centre a été assortie d’une période probatoire expirant au 30 juin 2014, au cours de laquelle le financement du centre a été maintenu. Il y a lieu en effet lieu de préciser que cela fait plus d’un an que le Pays discute et sensibilise cette structure sur la difficulté à pérenniser son fonctionnement, faute de sa part de souscrire aux critères objectifs conditionnant l’octroi des aides publiques.

L’association a donc été largement été préparée à cette décision et invitée à prendre ses dispositions tant par courriers que lors de rencontres spécifiques organisées dès le premier trimestre 2014. Elle a par ailleurs bénéficié d’un accompagnement soutenu de la direction des affaires sociales qui s’est rapprochée des autres structures susceptibles d’accueillir les enfants du Fare Hau Arii afin de faciliter le transfert des enfants.

A la suite de concertations entre le Pays et les responsables de cette structure, fin 2014, le Pays a accepté de leur accorder un sursis supplémentaire, en ayant soin de bien leur préciser que les subventions allaient cesser fin juin 2015 et qu’il était impératif de consacrer le premier semestre 2015 au placement des enfants dans des structures adaptées et en particulier à l’IIME.

On ne peut que regretter que les responsables de cette association soient restés campés sur leur position, tout en sachant pertinemment que les subventions du Pays allaient cesser en l’absence de toute évolution des conditions de fonctionnement du centre.

Il est donc particulièrement choquant de voir ces mêmes personnes feindre la surprise aujourd’hui. La ministre est profondément navrée que ces enfants aient eu à subir les effets de l’inconséquence des dirigeants de cette structure.

Il convient de préciser également que la procédure de saisie faisant suite à la liquidation judiciaire du centre est sans relation aucune avec la décision d’arrêt, à compter du 30 juin 2015, du financement dont il bénéficiait depuis sa création. La position du gouvernement est exclusivement fondée sur la nécessité d’assurer la sauvegarde des intérêts des enfants concernés, à laquelle il est de son devoir de veiller.

L’action sociale est et demeurera une priorité du gouvernement, tel qu’en atteste l’intensification de l’effort financier consenti en faveur des établissements socio ou médico-éducatif, dont la dotation annuelle s’établit à hauteur de 1.522.000.000 Fcfp en 2015 contre 1.446.000.000 Fcfp en 2014, soit une progression de 72.000.000 Fcfp.

 

 

 

 

 

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8 pensées sur “Fermeture du Fare Hau Arii: les explications de la ministre, Tea Frogier

  • 26 juin 2015 à 17 h 36 min
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    Bien sur apres toutes çes années de fonctionnement ce n’est plus un projet expérimental , de plus en lisant ce qu’a dit la ministre hier l’on était que le 25 juin et non le 30 juin, et cette association na pas feint la surprise mais ils ont garder espoir. Et même c’est vraiment décevant de dire que çes enfants devrons subir les conséquences de l’incompétence de ses dirigeants , parceque oui c’est vrai il faut que ca soit rentable financièrement c’est pas comme des SDF ou des délinquants juvéniles , ah oui ca ya vraiment un plan de fonctionnement avec tout le tralala, non et sans rire , le fare Hau manava avait un problème , la maison du diabète aussi et tous les autres centres aussi . Faut arrêter

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    • 26 juin 2015 à 21 h 18 min
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      Très bien répondu, car toutes bonne choses en les CLOSES mais toutes mauvaise choses en laisse en LIBERTER, ce sont de bon résultats pour nous, que l’on s’occupe de nos enfts du fare Hau, de la santée sur soit comment s’équilibrer pour « la maison du diabète » ainsi que d’autre centre etc…… Ah le Gouvernement vous ne faites rien de tout ceci vous laisser sans espoir ces personnes qui en tant besoin de vous !!!!! c’est lamentable kel échec 😛

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    • 26 juin 2015 à 21 h 46 min
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      non les boites de nuit c’est rentable , faut pas arrêter un truc qui marche ……. ca rapporte et tout le monde est content …. parceque en fait pour tous ces gens là qui sortirons de boîte bourrés ben ils aurons 2 endroits où ils pourrons aller selon la disponibilité : soit en prison si ils aurons pas tuer quelqu’un d’innocent , soit en centre de réeducation comme te tiare ou en centre pour PMR au pire des cas mais seulement si cest pas fermé ………………….. et oui il faut qu’il y ait un centre ouvert mais adapté à leurs besoins et là après ben on parle plus pareil parceque ces centres ben a la longue ca va coûter cher pour soigner des gens comme ça , et pour celui qui est sortit bourré de boite cest pas de sa faute cest celle de notre cher gouvernement qui continue de favoriser la vente de l’alcool alors que ce truc cest pire que tout , mais faut pas fermer les boites de nuit faut fermer les centres pour ces enfants qui ont rien demander et qui ont enfin la chance d’être traiter comme les autres , alleez le gouvernement !!!

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  • 27 juin 2015 à 1 h 44 min
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    au moins on n’aura pas besoin d’ouvrir celui de raiatea pour le refermer ensuite ! pour l’instant, ceux sont des millions qui dorment dans des pohue !

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