Fin de mission pour le président de la commission des lois à l’AN, J.J Urvoas

Le président de la commission des lois à l’assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, a dressé  le bilan de sa mission en Polynésie française mardi après-midi à la résidence du haut-commissaire.

Après dix jours passés parmi nous, et d’innombrables visites sur le terrain à Tahiti mais également dans deux archipels éloignés – les Marquises et les Tuamotu – le député socialiste ne pourra pas être accusé, contrairement à d’autres…, d’être venu en touriste. Loin s’en faut!

Ses rencontres avec une vingtaine de maires lui auront notamment ouvert les yeux sur les contraintes géographiques propres à notre pays.

Aussi, lorsqu’on l’interroge sur le report à 2024 des obligations faites aux communes en application du CGCT (Code général des collectivités territoriales), Jean-Jacques Urvoas veut bien reconnaître la nécessité de repousser les échéances mais ce délai supplémentaire accordé aux élus municipaux ne doit pas être « un passeport pour l’immobilisme ».

Aussi, tout au long de ses déplacements, il n’a eu de cesse de plaider pour l’inter-communalité au nom du principe selon lequel on est toujours plus fort à plusieurs que seul. Quand bien même il dit avoir trouvé en face de lui « des partenaires déterminés et soucieux de l’intérêt général ».

Parmi les nombreux enseignements qu’il tire de ses rencontres, Jean-Jacques Urvoas reconnaît que selon le lieu où l’on réside, il n’existe pas qu’une seule solution mais plusieurs pour un problème donné. Et de prendre l’exemple de l’approvisionnement en eau potable où certains atolls ont fait preuve d’innovation en recueillant l’eau de pluie avant de la mettre à disposition des administrés sous la forme d’une fontaine payante.Urvoas aux MarquisesS’agissant du contrat de projets, discuté quelques heures plus tôt à Tarahoi, le président de la commission des lois à l’AN affirme que le dispositif « a été bien négocié », faisant allusion au président Edouard Fritch qualifié de « persévérant » et de « convaincu » par ce qu’il entreprend.

Sur la question enfin d’un éventuel toilettage du statut d’autonomie interne, Jean-Jacques Urvoas s’est visiblement entendu avec le président du Pays pour procéder à « des modifications à la marge ». Et d’ajouter que le cadre institutionnel de 2004  a « bien vieilli » après sept corrections successives apportées par les différents gouvernements.

S’il s’agit de prendre de nouvelles dispositions visant à favoriser l’emploi et la relance économique, le député socialiste se dit partant. En revanche, certaines propositions faites par le Tahoeraa huiraatira, notamment en matière de politique pénale, sont inacceptable à ses yeux tant elles relèvent du domaine régalien.

Indépendamment de cela, et compte tenu de la surpopulation carcérale que connaît la prison de Nuutania, Jean-Jacques Urvoas privilégie l’ouverture d’un « centre éducatif fermé » pour mineurs car, à l’en croire, le nouveau centre de Papeari, aussi moderne soit-il, ne doit pas être la seule solution à la montée de la délinquance.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close