French Bee est « là pour durer »!

Quarante-huit heures après l’arrivée du 1er vol commercial de l’A 350-900 de French Bee à Tahiti-Faa’a, l’équipe dirigeante de la compagnie aérienne a présenté ce matin en détail la stratégie ainsi que les ambitions du groupe.

« Nous sommes là pour durer! » a coutume de dire le président de la société, Marc Rochet, un ancien d’Air Outre-Mer (AOM), bien connu au fenua. Pour tenir cet engagement, la compagnie française low-cost va devoir relever un autre défi de taille, celui de détenir à terme 30% de parts de marché. Mais au-delà de la concurrence qui s’annonce particulièrement vive avec Air Tahiti Nui et Air France, c’est surtout un accroissement du trafic à l’arrivée dont la destination polynésienne devrait bénéficier dans les tous prochains mois. Sur le modèle de ce qui passe actuellement à la Réunion, autre ligne

A en croire Marc Rochet, tout se présente donc sous les meilleurs auspices. Certes, le premier vol arrivé samedi matin n’était pas rempli à 100% – seulement 327 passagers pour un peu plus de 400 sièges – mais il assure que « les ventes pour cet été (juillet-août) sont bonnes » dans la perspective d’un passage à trois fréquences hebdomadaires. Et ce, quand bien même le transit à San Francisco est jugé « plutôt difficile » avec notamment l’obligation de retirer ses bagages pour un ré-enregistrement vers Papeete.

Qu’à cela ne tienne, le patron de French Bee juge plutôt comme un atout le fait de privilégier le nord de la Californie à « l’incontournable » Cité des Anges. Et d’en espérer une nouvelle clientèle avec la promesse de maintenir sa politique de prix bas. Dans cette perspective, Marc Rochet ne tarit pas d’éloges sur l’A 350-900, l’une des dernières pépites du constructeur européen dont la consommation de kérosène serait de 25% inférieure à celle d’un avion équivalent mais d’une génération précédente. Dans un contexte de remontée des prix du baril de pétrole autour de 75 US dollars, les compagnies aériennes du monde entier sont toutes à la recherche d’économies.

Enfin, dans le même registre, les dirigeants de French Bee ont déjà échangé avec le président du Pays, Edouard Fritch, sur le choix d’un aéroport de dégagement plus pratique et surtout moins coûteux que celui des îles Cook. Pour un A 350-900, cela signifie l’obligation d’emporter 9 tonnes supplémentaires de carburant. Une problématique dont les autorités locales avec celles de l’Etat ont bien conscience; d’où l’étude d’un « plan B » vers Rangiroa aux Tuamotu. Dans cette hypothèse, Marc Rochet s’est dit prêt à mettre la main à la poche pour financer du matériel indispensable aux opérations à terre.

Stéphane Antonin

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