French Blue: une low-cost pour la Polynésie ? (MAJ)

A l’issue d’une rencontre avec le président du Pays, Edouard Fritch, nous avons appris que les dirigeants de la compagnie Air Caraïbes et de sa filiale low-cost long courrier, French Blue, étaient en « mission exploratoire » dans nos îles. Que peut-on en attendre…?

Premier constat et non des moindres: le ciel polynésien est exploité majoritairement par trois pavillons: Air Tahiti Nui, Air France et Air New Zealand. Sans minimiser pour autant le rôle joué dans la desserte par des opérateurs comme Lan (Chile), Aircalin ou encore Hawaiian airlines dont le gouvernement Fritch attend qu’elle renforce sa position courant 2018 entre Papeete et Honolulu.

Tous les responsables de l’aérienvous diront que le soleil brille pour tout le monde…Sauf que desservir la Polynésie n’est pas à la portée de tous tant les contraintes structurelles sont nombreuses ! Corsair, jusqu’aux début des années 90, reste dans tous les esprits comme étant la solution pour voyager à moindre coût. Mais ça…, c’était avant l’arrivée d’ATN dont le capital, rappelons-le, est détenu aujourd’hui à plus de 90% par le Pays qui récolte en retour de précieux dividendes. Par ailleurs, ne nous voilons pas la face: d’autres lignes sont bien plus rentables que la Polynésie française qui revendique, haut et fort, son tourisme haut de gamme.

Quelles sont les intentions du groupe Dubreuil qui exploite Air Caraïbes et sa petite soeur, French Blue, dont le lancement de la ligne Paris (Orly) – Saint-Denis la Réunion en juin dernier, a été couronné de succès ? Selon nos informations, une implantation polynésienne serait bien à l’ordre du jour. On parle même de deux rotations hebdomadaires et trois en haute saison, entre Paris et Papeete via San Francisco. Pour l’heure, on ne peut pas en dire davantage sur la faisabilité de ce projet. Mais les commentaires d’internautes fusent déjà pour pointer du doigt un confort type « boite à sardines » avec des prestations bien moindres que celles offertes dans les compagnies traditionnelles.

Il n’en reste pas moins que French Blue affiche de sérieuses ambitions avec l’acquisition prochaine de quatre nouveaux appareils de type A 350 d’ici à 2022. Seule interrogation, à en croire La Tribune (article du 11 octobre): sera t-elle en mesure de poursuivre son essor depuis la base d’Orly après la faillite d’Air Berlin avec laquelle un accord avait été signé pour utiliser des droits de décollage et d’atterrissage ?

Ajoutons enfin que le groupe Dubreuil investit également dans l’hôtellerie. Ca tombe bien, la Polynésie est en quête d’investisseurs pour accroître son parc hôtelier à Tahiti, Moorea ainsi qu’aux Tuamotu.

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4 pensées sur “French Blue: une low-cost pour la Polynésie ? (MAJ)

  • 12 octobre 2017 à 21 h 34 min
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    il est bien évident que si PARIS PAPEETE VIA SAN FRANCISCO avec french blue
    est moins cher que air tahiti nui ou air france pour la même distance via LOS ANGELES,
    le confort sera bien moindre, cela tombe sous le sens.
    Il faut savoir ce que l’on veut dans la vie payer le prix ou pas.
    Pour ceux qui n’ont pas beaucoup de moyen en tous cas, il seront au moins vers quellle compagnie se diriger.

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    • 13 octobre 2017 à 8 h 36 min
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      Effectivement et il y a beaucoup de gens qui, aujourd’hui, se restreignent à voyager compte tenu du tabassage au niveau des tarifs pratiqués par AF et ATN.

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    • 13 octobre 2017 à 21 h 28 min
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      On est déjà dans une boîte à sardines avec ATN (qui en retire de précieux dividendes) ou Air France qui ont évincé Corsair Et celui-ci ne perdait pas d’argent…Il n’y a pas que des touristes « haut de gamme » qui souhaitent faire l’AR vers la métropole.

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  • 17 octobre 2017 à 1 h 12 min
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    Franchement, pas besoin de French Blue pour avoir l’impression de voyager dans « une boite à sardine ». Pour y avoir voyagé, à la fois dans leur A330 et leur A350, le confort est acceptable pour une compagnie low-cost. Il faut savoir faire des sacrifices: voyager à prix attractifs, voir payer en plus pour l’ajout de service (repas à bord, bagage en soute) ou bien continuer à débourser une fortune avec des compagnies qui honnêtement, se gavent de leur monopole. Ca veut développer le tourisme sur un marché ultra-concurrentiel et ça fait la fine bouche…

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