Gaston Flosse règle ses comptes sur Tahititoday

Dans un interview exclusive accordée à notre consoeur Christine Bourne, le président du Tahoeraa huiraatira, Gaston Flosse, commente longuement la crise interne qui secoue le parti orange, déterminé plus que jamais à ne pas « se laisser faire ».

 

L’échange à bâtons rompus porte naturellement sur les Sénatoriales partielles du 3 mai avec en ligne de mire le cas Nuihau Laurey, dont le leader orange ne tarissait pourtant pas d’éloges avant sa candidature dissidente.

Mais quelles que soient les qualités de l’actuel vice-président du gouvernement, Gaston Flosse ne pardonne pas: « On n’entre pas en politique pour ses ambitions personnelles (…) Si respecter la discipline, c’est être un pot de fleurs, alors il faut faire autre chose… ». Il voit même dans son comportement « quelque chose de suicidaire », lui reprochant de chercher « à détruire la maison qu’il a contribué à reconstruire ».

En revanche, il justifie une fois de plus la reconduction de Vincent Dubois et Teura Iriti, ne serait-ce que parce qu’ils « ont très bien travaillés au sénat ». A l’en croire, ce serait même grâce à eux si finalement l’Etat a fini par revenir au financement du RSPf…Quant à la décision du conseil constitutionnel d’invalider leur élection, elle est « politique » à ses yeux: « C’est bien Gaston Flosse et le Tahoeraa que l’Etat socialiste veut sanctionner ».

Comme le suggère la journaliste, le complot viendrait donc de Paris avec la complicité du président du Pays qualifié sans retenue de « valet de l’Etat ». Le président Flosse met dans le même sac d’opposants les députés Sage et Tuaiva accusés, quant à eux, d’avoir voté à l’Assemblée nationale la confiance au gouvernement de Manuel Valls contre la consigne de l’UDI.

Dans une perspective de recomposition politique alors que jusqu’ici la majorité orange détient 38 sièges sur 57, Gaston Flosse se montre assez serein. Et d’affirmer avec certitude que « Edouard Fritch compose son propre parti politique dés cette semaine ». Ce dont l’intéressé s’est toujours défendu…Une hypothèse d’autant plus improbable que le même Fritch est soupçonné dans le même temps de vouloir mener « une OPA sur le Tahoeraa ».

Quoiqu’il en soit, demain, il faudra bien trouver les 29 voix nécessaires pour faire adopter les textes et autres réformes présentés par l’exécutif. Le rapprochement avec A Ti’a Porinetia n’y suffira pas. Ce qui fait dire au vieux lion, non sans une certaine délectation: « Je ne crois pas que l’UPLD intégrera une telle majorité. L’UPLD agira au cas par cas, ils deviendront les arbitres du jeu (…) Je ne pense pas qu’Edouard Fritch commettra cette erreur… »

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