Gestion du lycée hôtelier de Tahiti: d’une « période critique » à une « phase de redynamisation »

La Chambre territoriale des comptes de Polynésie française vient de publier son rapport d’observations définitives sur la gestion du lycée hôtelier de Tahiti entre 2008 et 2012.

 

Au regard de la situation de l’établissement public territorial d’enseignement créé en 2003, les magistrats constatent tout d’abord que celui-ci « traverse une période critique ». Pour trois raisons: la baisse de ses ressources financières (-15% par rapport à 2006), une stagnation relative de ses effectifs (environ 600 élèves pour 750 places) et des résultats non conformes aux attentes (avec un taux de réussite aux examens de 67% en 2012).

Sur un plan purement comptable, le lycée hôtelier accuse un résultat global déficitaire trois années de suite (2010, 2011 et 2012), soit – 16,8 millions de Fcfp pour le dernier exercice.

Mais la CTC souligne que la baisse des dotations financières n’explique pas tout!

Et de pointer du doigt, par exemple, la progression continue des dépenses d’électricité, en lien avec l’augmentation ininterrompue du prix du service. Et d’ajouter plus loin dans son rapport: « La croissance des dépenses de viabilisation (électricité, eau et gaz) ainsi que l’augmentation constante des frais d’entretien depuis 2006 ont fortement pesé sur l’évolution des charges. Ces deux postes, viabilisation et entretien, ont représenté environ la moitié des charges de fonctionnement ».

La tenue de la comptabilité matières a aussi manqué de rigueur, selon les magistrats, précisant que « le suivi des stocks alimentaires et de la cave n’a pas été réalisé dans de bonnes conditions ».

La Chambre fustige également la fâcheuse tendance des responsables à puiser dans les réserves. D’autant, précise t’elle, que cette ponction a servi à couvrir les déficits d’investissement antérieurs et pour financer les dépenses de fonctionnement. D’où un niveau d’équipements qui ne répond plus aux besoins.

En conclusion, la CTC se veut plus optimiste, expliquant que depuis 2013 l’établissement « est en phase de redynamisation » tant au niveau de la gestion administrative que pédagogiqueNéanmoins, elle attire l’attention des pouvoirs publics sur l’existence de « désordres physiques » dans les fondations même du bâtiment; des travaux estimés à 200 millions de Fcfp qu’il appartient à la DES de lancer en toute urgence.

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