Gravas « contaminés » de Hao: une expertise radiologique avait été demandée en 2011

Lors de la deuxième séance de la session budgétaire ouverte ce jeudi matin à l’Assemblée de la Polynésie française, le ministre de l’Equipement, Albert Solia, a apporté quelques éléments de réponse au représentant (UPLD) Jacqui Drollet qui l’interrogeait sur la construction d’une route à Rikitea à partir d’agrégats en provenance de Hao suspectés de contamination par l’association 193.

Monsieur le Représentant,

(…)

Je voudrais donc porter à votre connaissance ainsi qu’à celle de l’ensemble des élus de notre honorable assemblée que les gravats actuellement transportés à Rikitea par le navire Nuku Hau en provenance de Hao sont issus du démantèlement des bâtiments, logements et hangars, de l’ancienne base inter-armées de Hao qui ont abrité, en leur temps, jusqu’à 3.000 militaires.

Il ne s’agit pas des bâtiments des anciennes installations du CEA situées au sud du village d’Otepa qui ont été démantelées à la fin des années 1970, après la fin des essais aériens, pas plus que de la dalle bétonnée où étaient décontaminés les avions « Vautour » qui est toujours en place.

Depuis 2009, les murs et piliers de béton issus des casernements et autres installations techniques non nucléaires de la base militaire ont été concassés pour des utilisations ultérieures qui dépassent largement les besoins de la commune de Hao.

Pour votre parfaite connaissance, je vous signale qu’en début de l’année 2011, sous le gouvernement UPLD de l’époque, la commission Etat-Pays de suivi du chantier de déconstruction et de réhabilitation de la base militaire de Hao avait demandé une expertise radiologique de ces produits concassés.

Trois prélèvements ont alors été effectués et leur analyse a été confiée au laboratoire de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) – Laboratoire d’Etude et de Suivi de l’Environnement (LESE) de Vairao.

Je vous rappelle que l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) est l’expert public en matière de recherche et d’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques. L’analyse radiologique des trois prélèvements effectuée par ses soins atteste de l’absence de radioéléments artificiels.

Je tiens à votre disposition, les résultats de cette analyse datée de mai 2011, effectuée alors que vous étiez, Monsieur le Représentant, avec l’UPLD en responsabilité du Pays.

J’ajoute que le Commandant Supérieur des Forces Armées en Polynésie française dans un courrier daté du 22 octobre 2016 confirme que ces gravats ne proviennent aucunement des terres souillées par les métaux lourds, PCB et hydrocarbures qui sont actuellement l’objet d’un examen quant à leur destination dans le cadre de la commission Etat-Pays de suivi du démantèlement et de la réhabilitation de l’ancienne base de Hao.

J’espère avoir répondu clairement à votre attente.

 

 

 

 

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Une pensée sur “Gravas « contaminés » de Hao: une expertise radiologique avait été demandée en 2011

  • 27 octobre 2016 à 12 h 34 min
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    solia admet que hao est contaminé

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