Grève à Air Tahiti: le président Fritch s’implique personnellement

 

Alors que la compagnie Air Tahiti est empêtrée dans un grave conflit social, le président de la Polynésie, Edouard Fritch en personne, appelle les parties à revenir à la table des négociations pour un retour à la normale des vols.

Au moment où je dois m’absenter pour quelques jours de mission à Paris, je souhaite m’exprimer sur le conflit social en cours chez Air Tahiti dont le rôle est essentiel pour les habitants des îles et pour le transport des touristes qui viennent visiter notre pays et nos îles. C’est en pensant à nos habitants des îles et à nos touristes que je souhaite m’adresser aux représentants syndicaux et au personnel de la société.

En effet, il faut se souvenir que la société Air Tahiti, qui était en danger il y a encore deux ans, a connu un redressement spectaculaire de sa situation grâce à l’excellent travail de la nouvelle équipe de direction. Je rappelle aussi que le Pays a activement contribué à ce redressement, tant sur le plan financier par un soutien au désenclavement des îles, que sur la pérennité de l’activité de la société, par l’adoption d’une politique publique de transport interinsulaire. C’est ainsi que les craintes que nous avions tous sur l’avenir de la compagnie ont pu être levées.

Mais aujourd’hui, certaines évolutions sociales qui ont été esquissées lors des négociations entre la direction et les syndicats sont source de difficultés qui pourraient affaiblir à nouveau la compagnie. Aussi, mon gouvernement est très attentif à l’évolution du conflit en cours qui ne doit pas s’installer dans la durée et j’invite donc fermement les parties prenantes à reprendre le dialogue et les négociations, qui sont la seule issue envisageable.

Je fais confiance à la bonne volonté des uns et des autres pour tenir compte des revendications légitimes des salariés, tout en mesurant les conséquences financières et économiques qu’elles pourraient générer notamment sur les coûts des billets. Or, il ne serait pas équitable que ces coûts supplémentaires soient supportés par les clients, et les résidents en particulier, qui sont souvent de condition modeste.

Il est indispensable que ce conflit trouve une issue favorable, non seulement parce que la réputation de notre destination touristique pourrait en pâtir, mais aussi parce que ce serait aussi oublier notre population qui attend de nous, l’accès à l’emploi. Or, si ce conflit devait perdurer, le secteur économique du tourisme et les emplois qu’il génère se trouverait à nouveau mis en difficulté.

Je forme donc le vœu que le dialogue et les négociations, qui ont repris cet après-midi, aboutissent rapidement à un retour à la normale des vols.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close