Heiva 2016: 41 groupes de chants et danses en compétition

Du 30 juin au 23 juillet 2016, ne résistez pas à l’appel envoûtant du Heiva, communique la Maison de la culture.

Sous l’égide du Ministère de la Culture, l’édition 2016 va plus que toute autre incarner l’intensité du lien qui unit les Polynésiens à leur culture, avec un nombre encore jamais égalé de groupes, aussi nombreux en chants qu’en danse. Vingt-et-un pupu hīmene (chants) et vingt pupu ōri (danses) se retrouveront sur la scène mythique de To’ata pour un Heiva qui a dû être prolongé d’autant : trois semaines de concours – au lieu de deux d’ordinaire – permettront au public venu de toutes les îles et du monde entier de savourer les splendeurs de cet événement, le plus ancien de la région.

Le Heiva est un concours annuel, qui se déroule chaque année durant tout le mois de juillet à Tahiti. Il exprime l’essence même de la culture polynésienne et a su conserver une forte identité culturelle tout en offrant une grande visibilité aux yeux du monde. La manifestation, ancrée dans le temps et la tradition, joue un rôle majeur pour le Pays et participe au respect de l’environnement et de l’économie locale en encourageant, par exemple, l’utilisation de matériaux locaux.

Le concours de danse traditionnelle est organisé en deux catégories: Hura Ava Tau (« amateurs ») et Hura Tau (« professionnels »), pour les groupes qui ont déjà gagné un 1er prix en amateur.

Chaque groupe doit présenter quatre à cinq types de danses traditionnelles parmi les Ote’a, Aparima, Pa’o’a, Hivinau et ‘Aparima vava ainsi que trois types de costumes (traditionnel, végétal et en tissu). La prestation doit être comprise entre 45 et 60 minutes. Tout manquement au règlement entraîne des pénalités.

Plusieurs concours coexistent en danse : meilleur groupe bien sûr, mais aussi meilleur orchestre patrimoine et traditionnel, meilleure danseuse, meilleur danseur, meilleur costume végétal, meilleur auteur…

En tout, 28 prix sont attribués pour cette seule catégorie, pour un montant de plus de 6 200 000 XPF.

Le concours de chant traditionnel est divisé en trois catégories : Tarava Tahiti, Tarava Raromatai et Tarava Tuhaa Pae. Chacune a les particularités d’une région de la Polynésie. Les autres chants imposés sont le hïmene ru’au et le ‘ute paripari. Le ‘ute ‘arearea est quant à lui facultatif.

Les groupes de chants sont composés au minimum de 60 personnes. Les costumes sont également règlementés, et la prestation ne doit pas durer plus de 25 minutes.

Les différents concours de chants font l’objet de plusieurs récompenses – 23 en tout -, y compris le meilleur auteur, meilleur compositeur, etc., pour un total de plus de 3 060 000 XPF.

Depuis sa création en 1881, rappelons enfin que le Heiva a connu ses grandes époques et ses difficultés. Suspendu pendant la guerre ou les périodes de grandes épidémies, transformé en Festival au changement de millénaire, il reste un repère essentiel et intense du calendrier culturel et de nos racines ancestrales. Expression la plus traditionnelle de notre langue, de nos légendes, il en est aussi l’expression la plus moderne. C’est là que se nouent et se resserrent les fils de la création, de la parole, de l’identité.

 

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