Hommage aux gendarmes morts dans l’exercice de leurs fonctions

Le secrétaire général représentant le Haut-Commissaire de la République, Marc Tschiggfrey a présidé, ce matin, avec à ses côtés le Colonel Frédéric Boudier, Commandant la Gendarmerie pour la Polynésie française et le Contre-amiral Denis Bertrand, Commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, la cérémonie d’hommage aux militaires de la gendarmerie nationale décédés dans l’exercice de leurs fonctions.

Retrouvez dans son intégralité le message transmis pour l’occasion par le ministre de la Défense.

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer, comme chaque année au mois de février, la mémoire des militaires de la gendarmerie qui ont perdu la vie, au cours de l’année passée, dans l’exercice de leur belle et noble fonction : assurer la protection des Français. 

Ils sont 8 à avoir perdu la vie alors qu’ils assuraient la sécurité sur la voie publique ; alors qu’ils se rendaient sur une intervention ; alors qu’ils garantissaient la protection et la liberté des Français. 

Ils s’appelaient Jean-François, Frédéric, Jérôme, Éric, Frédéric, Jean-François, encore, Bernard et Nathan. Ils avaient entre 19 et 54 ans et s’étaient illustrés dans les brigades de l’Eure-et-Loir, de la Nièvre, des Vosges, de l’Essonne, de l’Aisne, du Val-de-Marne, du Val-d’Oise et du Tarn où ils étaient alors en fonction. 

8 gendarmes, 8 enfants de la République, qui, comme chacune et chacun d’entre vous, avaient fait le choix de servir les Français, de servir notre pays, de servir notre Nation. 

8 gendarmes, 8 enfants de la République qui, comme chacune et chacun d’entre vous, étaient prêts à donner leur vie pour sauver celle des autres – en métropole, en Outre-Mer ou sur les théâtres extérieurs. 

Gendarmes de brigades motorisées et d’escadrons de gendarmerie mobile, gendarmes de brigades de proximité et des transports aériens, gendarmes de pelotons de surveillance et d’intervention : tous incarnaient la Gendarmerie dans sa diversité et dans son excellence.  

Jamais, nous n’oublierons leur courage, leur bravoure, leur abnégation. 

Jamais nous n’oublierons le dévouement dont ils ont fait preuve.

Jamais nous n’oublierons leur sacrifice patriote.

En ce jour de commémoration, nous avons aussi une pensée pour vos 4 autres camarades – Antoine, Thierry, Pierre et David – qui nous ont aussi quittés en ce début d’année dans de tout aussi tragiques événements.

De même que nous pensons à ceux qui ont été blessés, agressés, dans l’exercice de leur devoir et qui, eux aussi, ont besoin de notre soutien pour se reconstruire, pour revenir, sur le terrain, exercer leurs précieuses missions. 

A vous, leurs camarades ici rassemblés ; à votre communauté, encore endeuillée ; à leurs familles, encore meurtries ; à l’ensemble des Français, qui partagent également votre douleur, je veux exprimer toute ma compassion et mes pensées les plus émues. 

Je veux aussi vous assurer, en tant que Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de notre engagement, perpétuel et permanent, à vos côtés, pour vous soutenir et vous accompagner, vous et vos familles, dans ces moments difficiles.  

Oui, l’Etat répondra toujours présent, en particulier pour vous protéger, car jamais nous n’accepterons que l’on s’en prenne à nos forces, que vous soyez visés par des tirs ou des insultes, que vous soyez fauchés par des automobilistes malveillants -comme l’a hélas été un de vos camarades ce mois-ci.    

Si votre engagement vous honore, il nous oblige. 

Soyez-en assurés : ce gouvernement vous est reconnaissant des risques que vous prenez pour garantir la cohésion de notre société, pour que Marianne se tienne debout face à tous ceux qui combattent notre République.

Ce message sera prononcé dans chaque chef-lieu de département, où se réunissent, comme ici-même, autorités civiles, judiciaires, militaires et citoyens, symbole de l’union de la Nation à vos côtés. 

Un moment de recueillement et de fraternité, partagé ensemble, pour saluer le travail exemplaire que vous réalisez au quotidien, vous les garants de la promesse républicaine. 

Aujourd’hui où la menace terroriste est prégnante, où le crime et la délinquance continuent de prospérer, nous savons ce que nous devons aux militaires de la Gendarmerie. Oui, c’est grâce à votre courage, que vivra la République.

C’est grâce à vous que la France est fière et aborde l’année qui s’ouvre avec ambition, avec espoir et avec confiance. 

Comme rappelé, à l’occasion des vœux à la Gendarmerie, vous êtes des « Héros de la République ». Des hommes et des femmes qui ont le sens du devoir, l’amour de la France, chevillés au corps. 

Aussi, à toutes et tous, je veux vous adresser de nouveau mes plus affectueuses marques de sympathie et vous renouveler les remerciements les plus sincères de la part de ce Gouvernement et de notre pays, pour votre engagement quotidien. 

Vive la gendarmerie nationale ! Vive la République ! Vive la France ! 

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