Inondations sur la côte Est: prélèvement de 895 millions Fcfp sur les réserves du CAVC

Réunie en urgence ce jeudi matin à l’assemblée de la Polynésie, la commission « Economie » a adopté à l’unanimité un projet de délibération modifiant le Compte d’aide aux victimes des calamités (CAVC) à la suite des graves inondations survenues le week-end dernier sur la côte Est de Tahiti.

L’examen du texte s’est déroulé sous la présidence de René Temeharo, en présence d’élus des trois groupes politiques constitués.

La modification proposée par le gouvernement se matérialise par un prélèvement de 895 millions de Fcfp sur les réserves du CAVC pour l’exercice 2015.

Parmi les interventions nécessaires sur le terrain, ces dépenses seront ventilées de la manière suivante: 95 millions de Fcfp pour le nettoyage des équipements publics, 600 millions pour les travaux de réparations d’infrastructures et 200 millions afin de réparer les maisons qui peuvent l’être immédiatement.

Au lendemain des dramatiques événements, notons que le gouvernement a pris toute la mesure des dégâts causés sur une large bande côtière partant de la vallée de Ahonu à Mahina, jusqu’à la fin de Tiare. L’Etat, par le voix de la ministre des Outre-Mer, a également activé le Fond de secours dont l’enveloppe est estimée à 7 millions d’euros, soit plus de 800 millions de Fcfp. Celle-ci devrait servir notamment à la prise en charge de l’électroménager de base ainsi que de la literie des particuliers.

Selon la direction de l’Equipement, onze sites de rivière ont été recensés pour environ 2 km d’enrochement à reconstituer.

S’agissant des habitations, le recensement est toujours en cours par les équipes de l’OPH (Office pour l’habitat) mais on a une idée assez précise du nombre de fare endommagés ou totalement détruits.

Toujours est-il que la consigne a été donnée de débloquer au plus vite les premières aides en matériaux. Cela concerne plus particulièrement les habitations en pinex qui ne résisteront pas longtemps à l’usure provoquée par la montée des eaux…Pour les cas les plus graves, va se poser la question de la reconstruction sur des terrains déjà identifiés en zone rouge par le PPR (Plan de prévention des risques).

Certains élus dénoncent une « rigidité des textes » mais la puissance publique peut-elle prendre la responsabilité de fermer les yeux tout en recourant aux moyens publics ? Vaste débat.

 

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