Investissements publics: pourquoi certains projets sont retardés…

En marge de la conférence de presse relative à la présentation des investissements 2015 impulsés par la Direction de l’Equipement (DEQ), Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD) ainsi que le Port autonome de Papeete (PAP), le président Edouard Fritch a expliqué les raisons pour lesquelles certains projets n’étaient pas encore complètement « mûrs » et par voie de conséquence, retardés…

 

Trois exemples de chantiers méritent en effet d’être revus et corrigés.

Le premier concerne le complexe d’envergure baptisé « Tahiti Mahana Beach » à Punaauia. Si la volonté du gouvernement de démarrer les travaux au plus vite demeure intacte, il n’en reste pas moins quelques écueils à surmonter. Preuve de cette détermination sans faille, le lancement d’un appel international à investisseurs et ce, afin de rester « transparent dans la procédure« , a indiqué le chef de l’exécutif local. Alors même que le Groupe 70 (hawaiien) semble toujours sur les rangs…

Mahana Beach 2 22:08

Mais parallèlement à la recherche de financements privés pour un montant estimé de 200 milliards de Fcfp, Edouard Fritch précise d’emblée qu’à ce jour « nous ne maîtrisons que la moitié des terrains » sur un domaine de plus cinquante hectares devant s’étendre de l’ancien hôtel Bel Air à la Marina Taina. Quand on sait que le Pays devra dés lors recourir à des expropriations pour cause d’utilité publique, soit un délai prévisible de 18 à 24 mois, il y a de quoi refroidir certaines ardeurs!

Par ailleurs, le président Fritch a été clair sur un autre point important: « La collectivité n’a pas les moyens d’investir 9 à 10 milliard de Fcfp pour remblayer la baie d’Outumaoro » tel qu’il était envisagé au départ. Ce qui, de fait, constitue une charge supplémentaire pour les promoteurs.

Second chantier annoncé mais maintes fois retardé, celui portant sur la construction d’un nouveau collège à Bora Bora. Si le Pays est bien maître du foncier, il s’avère que le terrain pressenti repose « sur une épaisse lentille d’eau », a déclaré E. Fritch. Cette « découverte » a pour conséquence d’accroître sensiblement le coût de l’infrastructure, passant de 1,4 à 2,3 milliards de Fcfp. Voilà pourquoi le ministre de l’Equipement, Albert Solia, s’est bien gardé d’en parler lors de sa présentation détaillée devant les journalistes.

Troisième et dernier exemple marquant, non moins révélateur d’une grande précipitation: le lycée de Moorea. Là encore, la Polynésie a récemment acquis un terrain en baie de Pao Pao mais après vérifications, celui-ci est situé en zone inondable. Et le président de s’exclamer: « Il y a un problème !! »

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close