Aquaculture en joint-venture : O. Temaru reçoit les directeurs de Jingmin Investments

Le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, a reçu, lundi matin, à Papeete, les représentants de la société Jingmin Fisheries Investments Management Limited et ce afin d’évoquer le projet de développement aquacole annoncé par le gouvernement l’année dernière.

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La présidence de la Polynésie française communique sur l’arrivée à Tahiti, samedi dernier, de Cheng Wang et Eddie Sheng, respectivement directeur général et directeur de la société « Jingmin Investments ». Les deux hommes d’affaires doivent séjourner en Polynésie pendant une semaine.

Plusieurs réunions techniques sont prévues avec les services du pays ainsi qu’avec les ministères en charge du budget, des finances et de l’économie, des ressources marines et des affaires foncières, indique la Présidence dans un communiqué. Dès lundi matin, les deux responsables chinois ont été reçus par le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, lequel était accompagné du vice-président Antony Géros, du ministre des Finances, Pierre Frébault et du ministre des Ressources marines, Temauri Foster.

Viser un « marché de luxe »

« L’objectif de cette mission est de parvenir à faire avancer le montage de la SAS Tahiti Nui Jingmin Ocean Farm », précise la Présidence. Le principe de la SAS (société par actions simplifiées) avait été annoncée par les représentants de cette société chinoise – basée à Hong Kong et spécialisée dans l’aquaculture – qui étaient déjà venus à Tahiti, en novembre dernier, afin de signer une lettre d’intention pour la création de la “joint-venture” entre la Polynésie française et « Jingmin Investments ».

Le projet consiste à créer un centre aquacole – dans des sites qui n’ont pas encore été clairement définis – avec un choix d’espèces de poissons lagunaires, coquillages et crustacés qui seront tous des produits à haute valeur ajoutée, destinés à un “marché de luxe”, avait indiqué Oscar Temaru en novembre dernier. Il avait ajouté que « 10 000 emplois » pourraient ainsi être créés en dix ans grâce à ce projet.

Cette joint-venture a, depuis, été maintes fois critiquée par l’opposition. Plusieurs représentants ont même souligné à plusieurs reprises l’opacité du montage financier de cette structure et ont vivement critiqué, lors de la dernière session extraordinaire à l’Assemblée de la Polynésie française, le fait que le gouvernement ait décidé de faire participer la Sofidep – société d’économie mixte du pays, créé à l’origine pour aider financièrement les petites et moyennes entreprises – au capital de cette « joint venture ».

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