Journée mondiale: les sacs plastique ont la peau dure!

En cette Journée mondiale sans sacs plastique, l’heure est à la sensibilisation des professionnels de l’emballage comme des usagers! Plus facile à dire qu’à faire…

 

Ici en Polynésie, comme aux quatre coins de la planète, les sacs de plastiques sont devenus monnaie courante dans presque tous les magasins. Toutefois, la majorité des sacs de plastique ne sont pas récupérés pour être utilisés plus d’une fois; ils sont rejetés dans la nature et contribue à la pollution de la planète. Il ne s’agit plus aujourd’hui de réduire la consommation de sacs de plastique mais bien de la stopper complètement. Des mesures ont été prises dans certains pays pour réduire leur consommation. Par exemple, plusieurs commerces exigent que l’on paie pour obtenir des sacs plastiques (comme c’est le cas dans plusieurs supermarchés du Québec). D’autres provinces, états ou villes dans le monde ont plus récemment décidé de bannir complètement les sacs de plastique, comme c’est le cas de la Californie.

En France métropolitaine, les sacs plastique c’est fini… ou presque. La loi du 1er juillet 2016 a banni les sacs plastique fins en caisse qu’ils soient gratuits ou payants. Six mois plus tard, l’interdiction était étendue à tous les points de distribution (boucherie, fruits et légumes…). Mais l’état des lieux dressé reste préoccupant : sur les cinq milliards de sacs fins en plastique distribués en caisses et les douze milliards distribués aux rayons fruits et légumes en 2016, la plupart sont jetés dans la nature. Cette loi devait donc mettre fin à un problème écologique.

Ce qui n’empêche pas certaines enseignes de continuer à en vendre d’autres, un peu plus épais. C’est notamment le cas au rayon fruits et légumes où, depuis janvier, les sachets ultrafins ont fait place à d’autres, en papier ou en plastique, «compostables et biosourcés» ceux-là, c’est- à-dire composés en partie de matière végétale et donc moins nuisibles pour la planète. L’effet pervers est qu’on ne fait que remplacer un sac jetable par un autre, aussi biodégradable soit-il. D’autant que, selon les spécialistes, les sacs plastiques biosourcés (dont une partie est d’origine végétale), constituent une concurrence directe avec l’alimentation humaine et exercent une pression supplémentaire sur les cours mondiaux des matières agricoles. L’usage du biosourcé doit donc être réservé uniquement aux cas où il n’existe pas d’alternatives au jetable.

Lé découverte du huitième continent, désignant la plaque de déchets accumulés dans l’océan Pacifique, devrait pourtant nous faire réfléchir. Cette accumulation a été créée par des millions de déchets rejetés au bord des côtes et qui se sont amoncelés à cause des courants marins. C’est en 1997 que l’océanographe  Charles J. Moore a mis en lumière cette grande zone d’ordures dans l’océan. En 2014, on estimait que 269 000 tonnes de déchets flottaient dans les océans.

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