La commune de Arue bienveillante envers les Eglises

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un tavana vienne se plaindre du tarissement des finances communales. Mais visiblement, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Arue fait un peu figure d’exception! Dans de nombreux domaines (tri des déchets, équilibre budgétaire etc), en effet, la commune administrée par Philip Schyle est montrée en exemple. Une bonne gestion qui lui permet certaines largesses…

A en juger par le compte-rendu du dernier conseil municipal (cf.la Dépêche, édition de vendredi), les élus ont adopté à l’unanimité les vingt-deux dossiers qui leur étaient présentés dont un certain nombre de subventions.

L’occasion pour l’équipe dirigeante de soutenir les actions en faveur de la jeunesse notamment. A des degrés divers, il est vrai !

Si l’AS Arue (multi-disciplinaire) touche le gros lot (9,4 millions de Fcfp), en revanche, les pêcheurs de Tamarii Maoti – dont certains ont participé à plusieurs championnats du monde – n’empoche que 270000 Fcfp. Un chèque est également accordé aux rameurs de Paddling Connection à hauteur de 500 000 Fcfp, moyennant quelques engagements de la part des heureux bénéficiaires.

Mais là où le citoyen (que je suis!) est en droit de se poser quelques questions, c’est lorsque la collectivité met la main à la poche pour aider les confessions religieuses en monnaie sonnante et trébuchante. Celles-là même qui puisent déjà allègrement dans le porte-monnaie de leurs fidèles chaque dimanche tout en possédant un patrimoine foncier et immobilier à faire pâlir les grandes familles polynésienne. C’est parfaitement légal, me direz-vous, puisque la loi française du 9 décembre 1905, sur la séparation des Eglises et de l’Etat, n’a jamais été promulguée au fenua. Une spécificité supplémentaire qui arrange bien tout le monde… C’est ainsi qu’en sa séance du 19 mai, le conseil municipal ce Arue vient d’accorder la bagatelle de 1 million d Fcfp à l’Eglise catholique et 675 000 Fcfp à l’Eglise adventiste.

A côté de ça, on apprend que le coût unitaire des repas scolaires livrés par la cuisine centrale de Papeete augmente de 15 Fcfp. Les parents d’élèves feront-il l’objet de la même attention ?

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