La délinquance en chiffres au fenua

La création du conseil de prévention de la délinquance de Polynésie française repose sur un certain nombre de constats au quotidien mais aussi de chiffres incontestables. Voici une petite analyse.

Chaque jour, plus de trois femmes victimes d’actes violents

Les violences ou atteintes volontaires à l’intégrité physiques (AVIP) ont doublé sur les dix dernières années et représentent aujourd’hui plus de 2 500 faits par an. En 2015, les violences intrafamiliales (violences physiques non crapuleuses) représentent 70% de l’ensemble des violences constatées.

Les volumes, en Polynésie française, des violences physiques non crapuleuses ainsi que des violences sexuelles, supérieurs aux seuils nationaux et relevant principalement du cercle familial, sont une préoccupation majeur du Conseil de prévention de la délinquance. Le taux annuel pour 1 000 habitants des violences physiques non crapuleuses s’élève en 2015 à 7,31 en Polynésie française contre 4,51 pour le taux national.

De même, une étude spécifique sur les violences faites aux femmes fait ressortir que chaque jour en Polynésie, plus de 3 femmes sont victimes d’un acte violent (plus de 1200 faits de violences par an sur des victimes de sexe féminin). Si l’évolution à la hausse des procédures pour violences conjugales laisse à penser que le chiffre noir des violences faites aux femmes (violences non dénoncées par le conjoint-victime) serait en diminution, le dépôt de plainte dans le contexte conjugal est encore loin d’être systématique, notamment dans les archipels.

Pas de délinquance organisée

La délinquance acquisitive en Polynésie française est inférieure au seuil national. Le taux annuel pour 1 000 habitants des atteintes aux biens est de 26,9 faits en Polynésie française contre 34,3 au niveau national. La Polynésie française est par ailleurs préservée en matière de délinquance organisée (braquages, vols à mains armées, réseaux de cambriolages, …).

Consommation « banalisée », notamment de cannabis

 Les infractions à la législation sur les stupéfiants constatées par les forces de l’ordre augmentent sur les sept dernières années, passant de moins de 1000 faits annuels en 2007 à près de 1680 faits annuels en 2015. Par ailleurs, la consommation d’alcool et de cannabis (paka) a un impact direct sur les violences constatées, s’agissant du principal facteur aggravant constaté par les forces de l’ordre.

Les mineurs et les atteintes aux biens

L’analyse de la délinquance des mineurs en 2015 permet de constater que les jeunes sont plus largement « représentés » dans les faits d’atteintes aux biens, où ils représentent plus d’un tiers des personnes mises en cause. Les mineurs représentent également près de 9% des auteurs de violences, et plus de 13% des auteurs de violences sexuelles.

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