La dernière intervention solennelle de Marcel Tuihani au « perchoir »

Ouverture de la session budgétaire 2017 ce jeudi matin dans l’hémicycle de l’assemblée de la Polynésie française.

C’est en quelque sorte la rentrée des classes pour les cinquante-sept représentants élus par le peuple, et la promesse de débattre de nombreux dossiers avant l’adoption, début décembre, du budget général du Pays, le dernier du gouvernement Fritch avant les élections Territoriales prévues durant avril.

Comme le veut la tradition, les présidents des deux premières institutions polynésiennes, à commencer par Marcel Tuihani d’abord, ont pris la parole pour exprimer leur point de vue sur un certain nombre de sujets d’actualité.

S’agissant de l’actuel locataire du perchoir, c’est donc la dernière intervention solennelle à cette même place. Quarante minutes durant, Marcel Tuihani a commencé par évoquer le dossier du nucléaire, rappelant au passage à propos de l’indemnisation des victimes : « Nous voulons que la France assume sa part du contrat… ».

Mais il voit une « autre bombe à retardement plus dévastatrice » que celle découlant de l’arme nucléaire, c’est l’obésité, notamment chez les jeunes. Ce pourquoi il a appelé le gouvernement à renforcer les mesures en faveur de la prévention, tout en saluant le rôle joué par certaines communes comme celle de Mahina pour lutter justement contre certains mauvais comportements alimentaires.

Autre préoccupation de Marcel Tuihani : les dérèglements climatiques. Et l’actualité après le passage des ouragans Irma, José et Maria, ne peut qu’inviter les pouvoirs publics à prendre les devants, par exemple en revoyant les normes de construction des habitations au fenua. Il a quand même salué l’initiative du gouvernement visant à multiplier le nombre d’abris cycloniques en partenariat avec l’Etat. Et de conclure, comme l’avait fait avant lui, le président de la République, Emmanuel Macron : « La nature nous rappelle à l’ordre et ne nous oubliera pas ! »

Maintenant, il souhaite aller plus loin pour offrir aux Polynésiens d’autres alternatives que le Tout-Voiture. Car en l’état actuel des choses, « les transports en commun si peu fonctionnels et dissuasifs », a-t-il indiqué, ne sont pas faits pour aller en ce sens. A propos du Swac de l’hôpital du Taaone, Marcel Tuihani « attend une nouvelle impulsion » alors même que les choses s’accélèrent depuis quelques semaines.

Enfin, comme il l’avait déjà exprimé, le président de l’assemblée, un brin utopiste, s’est dit favorable à la mise en place d’un « gouvernement d’union » pour faire, selon lui « œuvre de réconciliation et d’apaisement ». Ce à quoi lui a répondu le président Fritch : « C’est très polynésien ce type de conception… » avant de faire la comparaison avec ce qui se passe actuellement en Nouvelle Calédonie où la majorité d’union territoriale se cherche toujours un chef de file.

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