La lèpre n’est pas totalement éradiquée en Polynésie

La 62 éme Journée Mondiale des Lépreux est programmée les 23, 24 et 25 janvier 2015. C’est la quête nationale de l’Ordre de Malte France qui dispose d’une délégation en Polynésie française.
Il faut dire que cette terrible maladie existe toujours un peu partout dans le monde ! La chiffres sont éloquent: 215 656 nouveaux cas ont été recensés en 2013 (chiffre OMS) dont 10% d’enfants.

La lèpre constitue une bombe à effet retard, tant elle handicape et exclut celui qui en est porteur. La quête de la Journée Mondiale des Lépreux est donc toujours aussi nécessaire pour dépister, soigner les malades, réinsérer les patients guéris, former les médecins et le personnel de santé, et enfin financer la recherche.

Le dépistage précoce permet d’éviter les infections et les séquelles paralytiques. La réhabilitation et la réinsertion du patient sont plus aisées.

L’Ordre de Malte France met en œuvre des campagnes de dépistage et participe activement aux programmes nationaux à la demande des ministères de la Santé des pays concernés.

Gageons que cette 62 ème Journée mondiale donnera lieu, encore cette année, à des manifestations en Polynésie française pour ne pas oublier que nos îles n’ont pas été épargnées par ce fléau.

Du côté de Orofara

L’ancienne Léproserie, sis sur la commune de Mahina, à Orofara, en porte encore les témoignages poignants. Elle fut créée pour organiser l’isolement obligatoire des personnes susceptibles de transmettre la maladie et l’internement de tout malade ayant besoin de soins. L’endroit comportait un magasin, un lavoir-séchoir, une infirmerie, deux réfectoires, des logements, un parloir, une église. Ces personnes recevaient tous les jours une gamelle de nourriture, matin, midi et soir.

La léproserie en tant que telle n’existe plus depuis 1976. L’infirmerie a été rasée. Il demeure six anciens malades qui y résident toujours. Le plus ancien est arrivé en 1948 en provenance de Raiatea (Iles sous le Vent), deux doyens un homme de 80 ans et une femme de 79 ans.

Aujourd’hui, la vallée comporte une trentaine  de familles, la plupart composées de descendants des lépreux qui se sont succédé à Orofara. Mais la lèpre, elle, n’est pas totalement éradiquée en Polynésie. Sa prévalence est de cinq à dix malades par an. La lèpre est transmise par le biais d’une bactérie ; sur cent malades infectés, dix seulement développeront des symptômes. Les malades reçoivent des soins très efficaces actuellement et n’ont plus besoin d’être isolés.

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