La ministre au chevet de la boxe polynésienne en « pleine tourmente »

La ministre de l’Education, chargée des sports, Nicole Sanquer-Fareata, a reçu, lundi, le boxeur Nicolas Dion, accompagné de son entraîneur Patrick Mallaizee, et de Henere Tahiata, ami de Nicolas Dion, membre de la FBA (Fédération de boxe anglaise) qu’il a connu en équipe de France.

La ministre a souhaité, en effet, faire un point suite à la soirée de boxe manquée qui s’est déroulée samedi soir, et qui devait voir s’opposer Nicolas Dion, détenteur de la ceinture de champion de France de boxe professionnelle en poids super mi-moyen et Cédric Bellais, le challenger polynésien.

Malheureusement, le contrat signé entre les deux parties n’a pas pu être honoré par l’équipe de  Cédric Bellais, puisque ce boxeur n’était pas au poids exigé dans le cadre de ce combat professionnel. Des négociations auraient été tentées, mais les deux parties n’ont pas pu trouver de terrain d’entente, chacun ayant des impératifs, des exigences et des contraintes. Les spectateurs ont alors dû se contenter d’une soirée avec des combats de boxe amateur, encadrée par la FPB (Fédération polynésienne de boxe).

La ministre a reçu, mardi, Hokini Bellais, organisateur de la soirée, afin de lui faire part de sa volonté de sauvegarder la crédibilité de la boxe tahitienne en s’assurant du respect de sa part du contrat. Elle tenait également à s’assurer de l’état psychologique de Cédric Bellais, qui a vu son rêve s’envoler. Ce combat, entre deux îliens du Pacifique, en boxe professionnelle, pour un titre de champion de France, aurait dû être en effet un grand match. Malheureusement, par manque de préparation, cette annulation du combat n’a pas donné une image positive de la boxe polynésienne.

« Ce n’est pas la première fois que des problématiques de ce genre arrivent dans le monde de la boxe tahitienne », a ainsi indiqué l’entraîneur de Nicolas Dion qui est déjà venu trois fois en Polynésie. Il compte d’ailleurs faire un rapport à la Fédération française de boxe (FFB), dès son retour en métropole prévu demain soir, laquelle statuera sur d’éventuelles sanctions fédérales. L’entraîneur a précisé toutefois avoir été bien accueilli en Polynésie et que la mauvaise expérience vécue avec l’organisateur de l’événement n’entache en rien l’image qu’il a de Tahiti.

La boxe polynésienne est en pleine tourmente avec, par ailleurs, le jugement du Tribunal administratif de Papeete qui a rejeté, mardi, la requête de la Fédération polynésienne de boxe, présidée par Tauhiti Nena, qui soutenait que la décision de la ministre en charge des sports, qui a refusé à la FPB le renouvellement de sa délégation de service public, était entachée d’incompétence, d’erreur manifeste d’appréciation, d’erreur de fait et d’erreur de droit, et enfin de détournement de pouvoir. Sur tous ces points, le juge a conclu que les requêtes de la FPB ne pouvaient qu’être rejetées.

Les accusations récurrentes et médiatisées de Tauhiti Nena et de son avocate sont donc absolument non fondées, puisque la Justice a donné raison à la ministre en charge des Sports, et donc à sa gestion, à la fois compétente et objective, de ce dossier.

Communiqué du gouvernement

 

 

 

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