La Nouvelle-Calédonie devrait chercher des ressources avec le Tourisme !

Plutôt que de réduire les budgets, ce qui n’est jamais bon pour un pays, la Nouvelle Calédonie, qui est à la recherche de ressources , devrait prendre exemple sur la France :  » Jean Rambaud (Union des Hôteliers de Nouvelle-Calédonie, la commission Tourisme du MEDEF NC et DG des Hôtels GLP)

Laurent Fabius et Pierre-René Lemas ont annoncé, le 8 octobre, à l’occasion de la première conférence annuelle du tourisme, le lancement de la plateforme d’investissement « France Développement Tourisme » capable de mobiliser 1 milliard d’euros sur les cinq prochaines années. La plateforme est composée d’une foncière dotée à terme de 500 millions d’euros, d’une enveloppe d’intervention de 400 millions d’euros venant de fonds propres de la Caisse des Dépôts et d’un fonds de capital-développement visant les 100 millions d’euros.

Annoncée par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, et par Pierre-René Lemas, délégué général de la Caisse des Dépôts, à l’occasion de la conférence annuelle du tourisme, la plateforme d’investissement « France Développement Tourisme », dédiée au développement du secteur du tourisme en France, a été lancée officiellement. Il s’agit de « répondre aux objectifs d’accueil de 100 millions de touristes étrangers par an d’ici 2020 » (le ministère les évalue à 85 millions en 2015), mais aussi aux « touristes français en France », a précisé à plusieurs reprises Laurent Fabius dans son discours conclusif.

Des besoins en investissements « dans l’ensemble de notre pays »

Il a également souligné que les besoins en matière d’investissements se faisaient sentir « dans l’ensemble de notre pays, en zone rurale comme en montagne, sur le littoral comme dans les régions d’oenotourisme, en métropole et Outre-mer ». L’idée étant que pour tirer davantage de recettes du secteur du tourisme, il faut certes augmenter le nombre de touristes étrangers mais aussi augmenter la durée de leur séjour en France en « diversifiant les propositions de destinations ». Par exemple, faire en sorte qu’un touriste étranger en visite au Mont-Saint-Michel reste deux à trois jours en Normandie et ne fasse par l’aller-retour depuis Paris dans la journée…

Le groupe Caisse des Dépôts entend mobiliser une capacité d’investissement de près d’un milliard d’euros sur les cinq prochaines années, avec trois cibles prioritaires : l’hébergement, les équipements et infrastructures, et les entreprises. Chacune de ces cibles correspond à un instrument d’investissement.

Une foncière à 500 millions d’euros
Une foncière dédiée à l’hébergement touristique sera ainsi créée pour accroître les capacités et la qualité de l’hébergement en France. Elle aura vocation à investir dans des projets de construction et de rénovation lourde d’hôtels et de résidences de tourisme situés dans des « destinations dotées d’un fort potentiel », précise la Caisse des Dépôts.

Une levée de fonds sera lancée à destination des investisseurs institutionnels avec une cible de 500 millions d’euros, le groupe Caisse des Dépôts ayant vocation à participer à la mise de fonds initiale de 100 millions d’euros. Laurent Fabius se montre confiant car « les études en vue de la création du fonds, réalisées cet été dans quelques régions tests comme l’Aquitaine ou le Languedoc, ont montré les effets d’entrainement liés au développement de l’offre touristique, en particulier de l’offre d’hébergement ». Des travaux supervisés par Dominique Marcel, président de la Compagnie des Alpes.

Une enveloppe de 400 millions d’euros d’intervention dédiée aux territoires
Concernant les équipements et infrastructures de tourisme, une enveloppe de fonds propres sera dégagée par la direction de l’investissement et du développement local de la Caisse des Dépôts pour investir dans les territoires : dans les ports de plaisance, les parcs d’exposition, le thermalisme, le tourisme culturel… « y compris les hébergements qui ne seraient pas dans la cible de la Foncière hébergement », précise la Caisse des Dépôts, indiquant que « son montant devrait approcher les 400 millions d’euros et les thèses d’investissement feront intervenir, au cas par cas, des co-investisseurs privés ».

Un fonds de capital développement créé par Bpifrance
Pour les PME innovantes et les start-up du secteur, Bpifrance va créer le fonds de capital développement « France Investissement Tourisme ». « L’objectif est d’aider des entreprises innovantes qui viennent de connaître leurs premiers succès, afin qu’elles puissent se développer de façon pérenne », a précisé Laurent Fabius.
Le fonds aura le statut de FPCI (fonds de capital développement) et « une partie de ses investissements seront fléchés pour le financement de l’innovation et du e-tourisme ». Ce fonds sera ouvert à des souscripteurs tiers, et une levée de fonds entre 80 millions d’euros et 100 millions d’euros est visée avec un engagement de Bpifrance pour 50 millions d’euros.

En plus de ces trois instruments de financement inclus dans la plateforme d’investissement « France Développement Tourisme », Laurent Fabius a annoncé que Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, lui avait « confirmé que le PIA 3 (troisième plan d’investissements d’avenir), dont l’enveloppe globale atteint 10 milliards d’euros, financera trois priorités : l’enseignement, la formation et, à notre demande, le tourisme ». Il a précisé que ces orientations seront confirmées par une loi de finances rectificative prévue pour mi-2016.

Au bilan des mesures engagées en 2014 et 2015
La première conférence annuelle du tourisme du 8 octobre avait pour objet de faire le point avec quelque 250 acteurs du tourisme (pouvoirs publics, élus et professionnels) sur les mesures engagées par Laurent Fabius, en clôture des Assises du tourisme de juin 2014 (voir notre article du 19 juin 2014) et à l’issue des travaux du Conseil de promotion du tourisme en juin dernier (voir notre article du 12 juin 2015).
Sont ainsi mentionnés, pour ce qui concerne les collectivités : l’ouverture dominicale sur les zones touristiques internationales (ZTI) introduite par la loi Macron ; la mise en place des 5 pôles d’excellence touristique (oenotourisme, tourisme nocturne, tourisme de savoir-faire, tourisme de montagne l’été, écotourisme) ; la signature des 20 contrats de destination ; la création de vingt marques mondiales (Paris, Provence, Bordeaux, Champagne, Normandie, Biarritz-Pays basque…) ; la modification du calendrier scolaire pour les vacances de Pâques « pour permettre à davantage de Français de partir à la montagne au printemps » ; le changement de nom du site dédié à la promotion de la destination France « Rendez-vous en France » qui devient ce 8 octobre www.france.fr avec des perspectives d’évolution…

les_echos__enfin_une_politique_pour_le_tourisme.pdf Les Echos Enfin une politique pour le tourisme.pdf  (378.69 Ko)

 1 milliard d’euros pour financer le tourisme en France (Le Figaro)

Pour Jean Rambaud, développer le tourisme et créer de nouvelles ressources, c'est nécessaire !

Pour Jean Rambaud, développer le tourisme et créer de nouvelles ressources, c’est nécessaire !
Ces fonds financeront la construction d’hôtels et d’infrastructures. Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international veut que la France soit en mesure d’accueillir 100 millions de touristes en 2020.Laurent Fabius enfile sa tenue de combat pour garantir le prestige de la France et sa place de première destination touristique au monde pour les vingt prochaines années. Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international a trouvé 1 milliard d’euros pour financer l’adaptation d’un secteur en mal d’investissement. Conscient que le tourisme est une clé pour redresser la croissance, il veut que la France soit en mesure d’accueillir 100 millions de touristes en 2020 (84 millions l’an passé) et de les faire rester et dépenser.

«Le tourisme français est un trésor national. Il représente 7,5 % de notre richesse, près de deux millions d’emplois non délocalisables et une dizaine de milliards d’euros en positif pour notre solde commercial chaque année, assure Laurent Fabius. C’est aussi un formidable vecteur de rayonnement pour notre pays. N’oublions jamais qu’un touriste satisfait …​

Enfin une politique pour le tourisme en France !
JOURNALISTE AU SERVICE SERVICES DES « ECHOS » CHRISTOPHE PALIERSE – LES ECHOS | LE 17/06/2015
Les mesures de soutien à la filière touristique annoncées la semaine passée par Laurent Fabius témoignent d’une réelle mobilisation des pouvoirs publics. Il était temps, au regard du potentiel de cette industrie.
Le doute n’est plus permis : la France a de nouveau une politique touristique. Près de six ans après l’adoption de la salutaire loi de « développement et de modernisation des services touristiques », communément appelée « loi Novelli » – du nom du ministre alors en charge du secteur -, les mesures annoncées la semaine passée par Laurent Fabius témoignent de la mobilisation des pouvoirs publics. Au-delà des habituelles incantations sur le formidable potentiel de notre pays en la matière, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international (et par là même de la Promotion touristique) semble avoir pris le sujet à bras-le-corps.

S’appuyant sur un rapport roboratif – une quarantaine de propositions au total – du nouveau Conseil de promotion du tourisme, ce « plan Fabius », qui en appelle d’autres, cible des mesures d’urgence. Il s’agit non seulement de points cruciaux de la filière mais aussi de vieilles antiennes… En témoignent la mise en place d’un fonds d’investissement dédié à la construction ou la rénovation d’hébergements, tout comme celle d’un portail Internet national « à la hauteur de nos ambitions », selon la formule de Laurent Fabius, ou encore la création de modules de formation à distance sur des compétences clefs : accueil, langues étrangères… Au passage, Atout France, l’agence de développement touristique de l’Hexagone, qui est l’un des acquis de la loi Novelli, voit son action saluée et élargie. Signe de ce nouveau volontarisme, les mesures en question se voient d’emblée accompagnées d’un calendrier d’application. Chacun est donc renvoyé à ses responsabilités.

Après deux années de tâtonnements, on avait vu s’esquisser un changement en 2014, avec l’instauration d’une procédure de délivrance des visas en moins de 48 heures pour certains pays – en premier lieu la Chine – et le lancement de la liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express entre Paris et Roissy, un projet préconisé depuis des lustres et jusqu’alors resté dans les cartons. Mais la politique gouvernementale a clairement changé de braquet depuis que Laurent Fabius a également endossé le costume de chef de file du tourisme tricolore. Au point que certains l’ont baptisé « ministre du Tourisme et des Affaires étrangères »…

Alors que le partage inédit de la tutelle du secteur entre Bercy et le Quai d’Orsay avait suscité quelques tiraillements au printemps 2014 – jusqu’à rendre nécessaires des ajustements de frontière, publiés au « Journal officiel » -, le leadership du Quai ne fait plus débat aujourd’hui. Les professionnels sont d’ailleurs les premiers à s’en féliciter. Cela vaut tout particulièrement pour les hôteliers. Depuis un an, ceux-ci ont apprécié l’intervention efficace du ministre des Affaires étrangères dans divers dossiers sensibles : hausse de la taxe de séjour, encadrement des Airbnb et consorts, relations commerciales avec les centrales de réservation numériques, Booking.com en tête. Il y a également quelque chose de nouveau à voir un poids lourd politique prendre ainsi sous son aile une filière longtemps ignorée, pour ne pas dire snobée, par les pouvoirs publics.

Il était temps, eu égard à son poids économique. Il faut se souvenir, en effet, que l’ensemble des « secteurs d’activité du tourisme » – hébergements, restauration, débits de boissons, transports, agences de voyages – pèse 7 à 8 % du PIB national et représente plus de 1 million d’emplois. Or, si la destination France reste attractive, il est évident que la relance de l’économie nationale passera aussi par la dynamisation de la filière touristique et la préservation du statut de première destination. D’autant que, si la croissance du tourisme mondial ne se dément pas – le nombre d’arrivées de visiteurs internationaux s’est accru de 51 millions en 2014 pour atteindre 1,14 milliard -, la concurrence entre les pays devient elle aussi de plus en plus vive. Le gouvernement, qui a pour objectif de porter le total de visiteurs à 100 millions à l’horizon 2020, à comparer à 84,1 millions l’an dernier, a encore du pain sur la planche. Au-delà des réponses techniques et des mutations découlant de la révolution digitale, le défi sera également d’ordre culturel.

Ainsi, le rapport du Conseil de promotion du tourisme pointe « la faible estime que les Français portent aux métiers de service » et relève qu’ils « ne mesurent pas toujours ce que les touristes internationaux représentent ».
De même, si la France affiche une belle progression dans le dernier classement dressé par le World Economic Forum sur la compétitivité des pays en matière de voyage et de tourisme – elle a gagné cinq places en deux ans et se situe désormais au deuxième rang, derrière l’Espagne -, il lui faudra actionner des leviers compliqués pour continuer sur sa lancée : parmi les nombreux critères listés dans son rapport, le World Economic Forum estime par exemple que le développement de la filière demanderait « une amélioration de l’environnement des affaires ». La France se classe notamment 133e des 141 pays expertisés au regard du taux d’imposition global, et même dernière au titre de la seule taxation du travail… Autre handicap mis en exergue : la longueur et le coût des procédures en matière de construction. Par ailleurs, la destination France souffre d’un manque criant de « compétitivité prix ». Autant dire que Laurent Fabius a encore quelques gros chantiers à lancer.

Les points à retenir
Fonds d’investissement dédié à l’hébergement, nouveau portail Internet national, formation à l’accueil et aux langues étrangères… Le « plan Fabius » cible avec volontarisme des mesures d’urgence.
La politique en matière de tourisme a changé de braquet avec le leadership pris sur le secteur par le Quai d’Orsay, qui en partage la tutelle avec Bercy depuis le printemps 2014.
Le tourisme pèse 7 à 8 % du PIB national et représente plus de 1 million d’emplois. L’objectif visé est de 100 millions de visiteurs en 2020.

Source: www.ncpresse.nc
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Une pensée sur “La Nouvelle-Calédonie devrait chercher des ressources avec le Tourisme !

  • 12 octobre 2015 à 3 h 27 min
    Permalink

    Ho oui ils attendent koi pour bouger fin nul.ya tellment de lieu paradisiac à voir tjrs le nickel cela ne fait kenrichir les plus gros .le tourisme cest bon pour le commerce :-*

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