La plus belle vitrine de la Polynésie à Paris

Le stand « Tahiti et ses richesses » de la Polynésie française, une pirogue double, renvoie une très belle image du Fenua au Salon International de l’Agriculture (SIA) inauguré samedi porte de Versailles à Paris.

Sur 100 m2, la délégation d’exposants de la chambre d’agriculture et de la pêche lagonaire présente nombre de produits locaux tels que des fleurs, des fruits, du monoï, de la vanille, du rhum, ou encore du vin de Tahiti. Une belle exposition appréciée par Teva Rohfritsch, vice-président de la Polynésie française et Nicole Bouteau, ministre du Tourisme, venus soutenir Yvette Temauri, présidente de la chambre consulaire et ses équipes.

« C’est un salon grand public, fréquenté par des milliers de personnes. Une visibilité non seulement pour la destination mais également pour les produits à l’export. Je pense aux marchés de niche avec la vanille, les cosmétiques et une forte présence du rhum. C’est une belle vitrine pour la Polynésie », s’est réjouie Nicole Bouteau.

Placée sous le haut patronage d’Edouard Fritch, président de la Polynésie française, et de Tearii Alpha, ministre du Développement des ressources primaires, cette exposition collective ne se limite pas à la seule valorisation de l’agriculture polynésienne mais se veut aussi une promotion de la destination touristique. Une volonté du Pays déjà affichée lors du salon de la gastronomie des Outre-mer et de la francophonie début février : « On travaille ensemble effectivement. On est partenaires sur ces événements. Il nous faut de la transversalité, c’est évident. Il nous faut mutualiser nos moyens et renvoyer une image unique de la destination, de la Polynésie », a confirmé la ministre du Tourisme ravie de la qualité du nouveau stand, une pirogue double, cette année au SIA : « C’est magnifique. C’est un stand, tout nouveau, bien identifié ‘ Polynésie française ‘ et sa présence dans le pavillon Outre-mer a du sens ».

Inscriptions au prestigieux Concours Général Agricole

Des dégustations de produits locaux sont proposées au public chaque jour. Il y en aura 4000 au total sur toute la durée du salon. Autre belle animation : celle du groupe de danse Hotu Rau Ori d’Alison Conhoc, programmé par la société Kearena de Ken Carlter et Serena Forgeas. Dix élèves du lycée agricole d’Opunohu de Moorea sont présents cette année à Paris avec quatre de leurs professeurs. Ces jeunes passionnés présentent des confitures réalisées par leurs soins, à base d’ananas-vanille, mangue-vanille et de pamplemousse, au prestigieux Concours Général Agricole (CGA). Nadine Guais, enseignante en agronomie et génie alimentaire, a rappelé le but de leur participation au salon : « Il s’agit de promouvoir ce que nous faisons au lycée, où l’on cultive, l’on transforme et l’on vend. On est venu pour promouvoir la Polynésie. On met en avant les fruits endémiques du Fenua comme l’ananas, la vanille, la mangue unique au monde, et nos recettes. Par exemple on a mélangé l’ananas avec le basilic. On fait aussi une confiture avec la fleur de tiare de Tahiti ». L’idée est aussi de permettre aux lycéens de connaître d’autres univers comme celui de Rungis, le plus grand marché de produits agricoles au monde, qu’ils ont pu visiter en fin de semaine dernière.

D’autres produits vont concourir au CGA cette semaine, comme la bière bonde de la Brasserie de Tahiti, ainsi que sa « Golden Lager », les rhums « Tamure Rhum », Mana’o, du domaine Pari Pari ou encore le rhum Manutea. Enfin, deux producteurs de miel ont été sélectionnés par la Chambre d’agriculture pour le Concours Général Agricole : Ludwig Blanc et sa société Meri Tuams de Rangiroa, et Guillaume Lecoz responsable des ruchers de Moorea.

Des professionnels du monde agricole ont aussi fait le voyage depuis Tahiti. Parmi eux, Heia Teina, agricultrice et maraichère sur quatre hectares à Papara, élue de la Chambre d’agriculture. Elle est sur place avec un message fort : « L’agriculture biologique a toute sa place en Polynésie. Les Polynésiens s’y intéressent de plus en plus et se préoccupent de leur santé. Personnellement je n’utilise pas du tout de produits chimiques. A mes yeux, l’important est de valoriser les matières premières de Polynésie. J’invite les jeunes à se lancer car c’est important pour nos enfants et leur avenir ». Le Salon International de l’Agriculture prendra fin le dimanche 4 mars.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close