La prise en charge des « évasans » peut être améliorée…

L’assemblée de la Polynésie française vient d’achever une mission d’information relative à l’accueil et la prise en charge des patients bénéficiant d’une évacuation sanitaire (évasan) en France et en Nouvelle-Zélande et de leurs accompagnateurs. Voici ce qu’il en ressort globalement…

Réunie le 9 octobre 2017, la dite commission a désigné comme rapporteurs les représentants du Tapura huiraatira (majorité), Armelle Merceron et Jules Ienfa.

Précisons d’emblée que cette mission, en favorisant l’analyse et la prospection, doit indéniablement contribuer à une meilleure appréhension par les élus des différents domaines d’intervention de l’action publique, leur apportant un éclairage utile pour remplir au mieux leurs fonctions. Ce travail a été réalisé pour la première fois avec le concours actif du service des évaluations et études récemment créé par l’institution.

Globalement, il ressort que le système des évacuations sanitaires, mis en place au début des années 2000, fonctionne bien. Même si des choses peuvent être corrigées…au travers l’une ou plusieurs des vingt-neuf préconisations contenues dans le rapport. L’accent est mis notamment sur une amélioration de la prise en charge psychosociale des patients et de leurs accompagnateurs le cas échéant, afin de conférer plus d’humanité à ce dispositif.

En 2016, 675 « évasans » ont été conduites et organisées par les services de la Caisse de prévoyance sociale dont une grande majorité (465) vers la métropole. Les deux tiers des malades ont été accompagnés, soit par un membre de la famille ou un proche (agréé ou non), soit par un professionnel médical. Au total, le coût pour l’envoi et le traitement des patients hors de Polynésie, représente près de 4 milliards de Fcfp pour la collectivité. C’est sensiblement moins qu’en Nouvelle-Calédonie (6 milliards Fcf) où le nombre de malades (1534) en revanche est quasiment le double.

On peut lire notamment dans ce rapport: « Le nombre de personnes « évasanées »apparaît comme le reflet d’une part, de l’état pathologique de la population polynésienne se traduisant par un vieillissement des individus et l’augmentation des maladies liées à leur mode de vie, et d’autre part, de l’évolution des technologies médicales disponibles sur place ».

En termes de pathologies, la cardiologie représente en moyenne 38% des évacuations extra-territoriales et la cancérologie (hors pet scan) 34% pour laquelle les patients font l’objet d’une chimiothérapie plus lourde.

Photo: Défense

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