La « rançon » de la peur – Tahitinews

La « rançon » de la peur

« Il a sorti son couteau déjà ouvert, assez grand avec un manche marron. Il m’a donné un coup sous la poitrine, j’ai entendu la perforation et j’ai fait ‘aahh’. »

Sabrina témoigne depuis plusieurs minutes à la barre de la cour d’assises des Pyrénées-Orientales, jeudi 15 mars.

Son récit était très attendu. Cette femme est une survivante. Elle a échappé à la mort, il y a vingt ans. C’était le 9 mars 1998. Ce soir-là, Jacques Rançon l’a violemment agressée à Perpignan, trois mois après avoir tué et mutilé Mokhtaria Chaïb, âgée de 19 ans, comme elle. Le sexagénaire, mutique dans son box, est jugé depuis huit jours pour ce qui est devenu « l’affaire des disparues de la gare de Perpignan ».

Sabrina, qui a assisté depuis huit jours à tous les débats et aux récits particulièrement difficiles des faits commis sur les autres femmes, commence par raconter comment Jacques Rançon l’a abordée alors qu’elle attendait son petit ami au pied de son immeuble.

L’homme, qui fête ses 38 ans ce jour-là, lui semble alcoolisé. « Il me dit qu’il a bu du champagne avec ses collègues au marché Saint-Charles, qu’il habite au dernier étage de l’immeuble », explique-t-elle avec un débit rapide, les deux mains accrochées à la barre. Très vite, elle perçoit ses intentions sexuelles.

Source: Yahoo actualités

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