« La santé mentale, un secteur en déshérence » avait constaté le CESE

Dans le cadre de son plan d’investissement massif en faveur de la relance de l’économie, notamment par la commande publique, le gouvernement a décidé de lancer le chantier de construction du pôle de santé mentale de Taaone, financé par le Pays.

Le chantier commencera au début décembre pour une durée de trente-six mois.

Le constat d’un retard considérable en matière d’offre de santé mentale. « La santé mentale, un secteur en déshérence ». C’est en ces termes que le Conseil Economique, Social et Environnemental, dans son rapport relatif à « L’Offre de Santé dans les Collectivités Ultramarines » (2009) décrit la situation alarmante de la Polynésie :

« Dans le secteur de la psychiatrie, la demande est forte mais l’offre extrêmement réduite et la Polynésie française souffre d’un retard important. Rien n’existe dans les archipels en dehors de quelques missions de psychiatres pour les adultes. Cinq lits pour enfants et adolescents sont prévus au sein du futur hôpital territorial, 25 jeunes peuvent être accueillis en hôpital de jour, la Direction de la santé ne dispose plus que de trois pédopsychiatres. La poly-consommation alcoolique et toxicologique des jeunes, problème pourtant prioritaire de santé publique, ne peut de ce fait guère être traitée. L’autisme n’est pas pris en charge. »

Une capacité d’accueil insuffisante en psychiatrie adulte

En psychiatrie adulte, la capacité d’accueil est l’une des plus faibles des Outre-mer : 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie française contre 153 en Métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion.

Des taux d’occupation élevés au niveau du département psychiatrique du CHPF 

La prise en charge en santé mentale repose essentiellement sur le secteur public : au département Psychiatrie du Centre Hospitalier de la Polynésie française (CHPf) et dans les Centres de Consultations Spécialisés (CAMPS, CCSAT, …) de la Direction de la Santé.

Au département Psychiatrie, les taux d’occupation en hospitalisation complète sont supérieurs à 110 %. Alors que la santé mentale est un enjeu de société et de santé publique majeur, certains malades ne sont pas ou mal pris en charge. Cette situation génère des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique.

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