La situation du tourisme polynésien vue par le Figaro

Tahiti et ses îles « font moins rêver »! C’est le constat dressé par une journaliste du Figaro Economie sous un titre un peu racoleur: « La Polynésie préfère le tourisme vert aux vahinés pour séduire ».

 

Le GIE Tahiti tourisme vante régulièrement la contribution des médias du monde entier dans la promotion touristique du fenua. Sauf que la destination aurait pu se passer de l’article paru aujourd’hui 25 janvier 2016 dans les colonnes du Figaro Economie tant il ne reflète pas complétement la réalité.

Certes, la fréquentation a fortement chuté ces dix dernières années après avoir culminé à 260 000 visiteurs au lendemain des attentats du World Trade Center. Grâce, il est vrai, à l’apport (artificiel ?) des croisiéristes acheminés par les paquebots Renaissance…

De là à prétendre que Bora, entre autres, est en panne de séduction ? Tous les professionnels vous diront le contraire. S’il est bien une île qui ne désemplit pas toute l’année, c’est bien la Perle du Pacifique où d’ailleurs les plus grandes chaînes hôtelières sont représentées.

L’auteur de l’article prétend également que les récents événements terroristes survenus à Paris pourraient compromettre le « rebond » touristique enregistré ces derniers mois. A charge maintenant aux promoteurs de démontrer que nos îles restent un havre de paix, pour la sécurité des biens et des personnes. Pour une fois que notre isolement géographique est un atout…

Tahiti et ses îles compte de nombreux atouts pour attirer les touristes, parmi lesquels le tourisme vert. Mais opposer les intérieurs verdoyants et randonnées aux vahinés est un raccourci contre-productif. C’est aussi et surtout oublier un peu vite le rôle majeur joué par les Polynésiennes dans cette industrie en particulier et dans la société en général.

Enfin, qu’on le veuille ou non, la destination polynésienne manque de chambre d’hôtels à Tahiti comme dans les îles. D’où les projets Mahana Beach dont celui d’Outumaoro (Punaauia, île de Tahiti) qui devrait voir le chantier de construction démarrer fin 2016, début 2017, pour un investissement supérieur à 150 milliards de Fcfp. Il ne reste plus ensuite qu’à aller chercher les touristes en espérant que nos deux compagnies dédiées, Air France et Air Tahiti Nui, puissent consentir à des efforts tarifaires dans un contexte persistant de baisse du prix des hydrocarbures.

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Une pensée sur “La situation du tourisme polynésien vue par le Figaro

  • 29 janvier 2016 à 2 h 30 min
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    il faudrait que les compagnies aérienne baissent les prix du billets…

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