L’association 193 justifie sa présence au siège de l’ONU

Dans un communiqué signé par son président, Auguste Uebe, l’Association 193 tient à préciser que si elle a décidé d’être présente à ce rendez-vous à l’ONU, c’est pour une raison fondamentale : être le Porte-parole d’une pétition qui a recueilli plus de 50 000 signatures !

Bien sûr que le Fait Nucléaire a été pensé au nom d’une certaine idéologie colonialiste, qui pourrait nier honnêtement cet état de fait ? Même le gouvernement actuel du président Fritch le reconnaît !

Bien évidemment qu’il y a des souffrances humaines dans notre Pays, notamment celles qui sont liées aux maladies radio-induites, qui pourrait dire le contraire ? Tous les partis politiques de notre Pays le disent en privé ou en public !

Qui pourrait dire que les 193 essais nucléaires, soit l’équivalent de 800 fois la bombe de Hiroshima, n’ont pas détruit l’environnement polynésien, qui serait assez fou pour défendre l’innocuité de ces Essais dits « propres » ?

Alors, l’Association 193 aimerait dire que tôt ou tard, les Polynésiens (tous les partis représentatifs de notre Assemblée) devront tous être unis car il s’agit de défendre notre Histoire face aux souffrances de ces Habitants. Il n’y a pas d’opposition entre les contre et les pour (la division pour mieux régner et éviter d’en parler) ; nous refusons de suivre une telle logique face à un drame qui a été pensé intentionnellement, et dont les conséquences sanitaires touchent toutes les populations de nos îles. Bien sûr, qu’il y a une victime et un agresseur (« traumatisme sociétal causé par un agresseur » selon les mots de notre ministre actuel de la Santé) dans cette Histoire et qu’il doit y avoir une justice dans la réparation, même Alain Juppé (dernier Premier ministre lors des derniers essais en 1995) l’a déclaré, « Les essais propres … tout cela était faux » ! Nous voulons comprendre toutes les logiques du « faux » et qu’elles sont les réelles conséquences, etc.

Alors, puisse cette rencontre à l’ONU, être l’occasion pour nous d’affirmer que :

  1. L’Etat français doit assumer totalement ses responsabilités, et qu’il est temps de demander Pardon à ce Peuple.
  1. Les « risques négligeables » sont à retirer de la Loi Morin.
  1. L’Éducation dans notre Pays doit arrêter de maintenir une amnésie sur ce passé.
  1. Les Victimes ne sont pas uniquement ceux qui ont travaillé sur les sites des essais, mais tous les Polynésiens malades ou décédés dont leurs pathologies entrent dans la liste des vingt-et-une maladies de la Loi Morin.
  1. Le Metua Pouvanaa a Oopa doit être totalement réhabilité par l’Etat français. L’histoire de ce Metua résume à lui seul tout ce qui se passe dans notre Pays.
  2. Les essais ont été pensés à travers un Référendum manipulé, celui de 1958, et qu’il est temps de permettre aux Oubliés de ce drame, soit tous les Polynésiens, de dire 50 ans après le 1er essai du 2 juillet 1966, ce qu’ils en pensent réellement en organisant un Référendum local sur le Fait Nucléaire. Plus de 50.000 pétitionnaires le demandent, quel gouvernement d’un Pays serait assez sourd pour ne pas entendre un tel appel ?

L’Association 193 croit que ce Référendum local sera un formidable levier pour faire avancer les choses en vue du bien de tous.

 

 

 

 

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