Le CESC, creuset de dialogue et de concertation

Le président du Pays, Edouard Fritch, n’a pas manqué de saluer le retour du CESC sur la scène institutionnelle après la désignation de son nouveau président, Kelly Asin. Place désormais à une nouvelle dynamique. Voici son discours reproduit en intégralité.

A l’aube de cette nouvelle mandature de votre institution, j’ai tenu à être présent, avec les membres du gouvernement, pour votre séance inaugurale consacrée à l’élection de votre nouveau président ainsi que des membres du bureau.

Toutefois, pour ne pas faire preuve d’ingérence dans le fonctionnement de votre institution, nous nous retirerons avant que vous ne procédiez à vos opérations électorales

Comme vous le savez, cette élection est un peu particulière, elle se place sous le seau du renouveau :

  • d’abord parce qu’elle est le point de départ d’une nouvelle mandature et que vous incarnez un nouvel élan, une nouvelle dynamique

  • mais surtout parce qu’elle s’inscrit à l’aune d’une réforme majeure et qu’elle constitue à ce titre un acte fondateur.

Cette réforme que j’ai voulu porter répond à une grande exigence : celle de mieux tenir compte des évolutions qui traversent la société polynésienne et d’un besoin d’élargir la représentation de la société civile.

Elle a été le fruit d’une consultation et d’une concertation qui a été conduite depuis l’année dernière.

Je soulignerai, parmi les grandes nouveautés, la création d’un 4ème collège dédié au développement et à ce titre l’entrée de nouveaux acteurs socio-économiques au sein du conseil. Je profite de cette occasion pour saluer les représentants présents qui exerceront leur mandat pour la toute première fois.

La volonté du Gouvernement a été de renforcer la représentation des secteurs liés au développement tel que le tourisme et de s’ouvrir davantage aux secteurs de l’économie bleue et verte, ainsi qu’à celui du numérique, sans négliger une place importante accordée à la culture et à l’environnement.

La nouvelle configuration présente ainsi 4 collèges en respectant un nombre égal de 12 sièges entre chaque collège.

La présidence du CESC sera désormais exercée à tour de rôle par un membre issu d’un des 4 collèges, répondant à une proposition phare qui avait été formulée par votre conseil et je vous en félicite.

D’autres améliorations concernent les règles relatives au fonctionnement du CESC, je ne les aborderai pas toutes.

Dans l’ensemble, ces changements sont nécessaires pour permettre à cette institution de jouer pleinement son rôle en lui donnant toute l’assise qu’elle mérite dans le paysage institutionnel polynésien.

Je vous annonce également que le gouvernement a décidé de donner une suite favorable à une demande du bureau sortant afin que votre institution puisse louer ses salles afin de faire participer les bénéficiaires au frais de fonctionnement et ainsi créer des recettes propres pour le CESC.

Chers conseillers, notre mission commune est bien de contribuer à bâtir notre Pays et à préparer l’avenir. Je sais combien vous avez à cœur de faire entendre votre voix dans le débat et de peser dans les décisions publiques. Je vous entendrai soyez en assurés.

Plus que toute autre institution, le Conseil économique, social et culturel, est ce lieu où se rassemblent les forces vives de notre Pays, à la fois dans leurs richesses et dans leur grande diversité.

Au cœur des réalités économiques et sociales, vous formez un creuset de dialogue et de concertation, qui fait de cette assemblée un espace d’échange unique en son genre.

Consulter et associer les représentants de la société civile à la définition des politiques publiques, c’est créer les conditions d’une vie démocratique saine et d’un développement harmonieux.

Vous êtes à votre manière l’expression de ce lien entre la puissance publique et les citoyens. J’y suis sensible.

Par ailleurs, je reconnais dans une grande majorité de vos avis, votre profond respect pour nos particularités, votre attachement aux valeurs polynésiennes ainsi qu’à notre identité culturelle, elles sont en effet le flambeau qui doit éclairer nos pas et ceux de nos enfants.

A l’aube de cette nouvelle mandature, je souhaite que vos réflexions et travaux continuent de prodiguer la lumière indispensable sur les grands enjeux de société, qu’ils ouvrent des perspectives économiques et sociales favorables et qu’ils contribuent encore à façonner les choix d’avenir.

Je dois d’ailleurs dire que nous avons été particulièrement attentifs aux propositions de votre institution concernant la réforme de la PSG et qu’un grand nombre ont été mises en œuvre.

Beaucoup d’entre-vous ont également participé aux travaux que j’ai ouvert, dès ma prise de fonction, pour cette réforme de la PSG, et tout particulièrement pour le volet retraite qui est à l’ordre du jour de l’Assemblée de la Polynésie.

Certains syndicats me demandent de sursoir à nouveau à l’étude de ce texte et de poursuivre les discussions. Je suis ouvert au dialogue, mais à un moment il faut aussi savoir prendre des décisions, surtout quand ces décisions sont dictées par l’urgence de sauver le système.

Votre institution s’est prononcée le 12 janvier dernier sur le projet de texte du gouvernement qui a été adopté en commission législative à l’Assemblée le 22 février. J’ai effectivement demandé à l’Assemblée de sursoir à l’étude du texte le 8 mars pour ramener le calme dans le Pays, dans un contexte pré-électoral.

Mais j’ai toujours dit, et nous l’avons répété pendant la campagne électorale, que si nous étions réélus, ce texte devrait être adopté avant la fin septembre. Les électeurs qui nous ont accordé leur confiance ont bien compris ce message je pense.

La présidente de la commission de la santé a repris la consultation des partenaires sociaux en juin et en août et le projet de texte a été amendé pour tenir compte des échanges. Des concessions importantes ont été faites, notamment sur la réforme paramétrique.

Trois ans de discussions, il me semble que c’est bien au-delà du suffisant. Nous devons désormais assumer nos responsabilités pour sauver le régime des retraites et garantir, tant le paiement des pensions actuelles que des pensions futures.

Mais dans le même temps nous créons aussi le Conseil d’orientation et de suivi des retraites qui restera une instance de discussion pour faire évoluer les textes. J’en appelle donc à la sagesse et au sens des responsabilités de tous pour ne pas plonger notre pays dans une grève qui se fera nécessairement au détriment des salariés et des retraités.

Mes chers amis, je compte sur vous et sur votre institution pour nous accompagner dans notre volonté de réforme de notre Pays. Un nombre important de projets de loi du pays vous attend. La tâche est grande mais nous œuvrons tous dans le même sens, celui de l’intérêt général.

Mauruuru

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