Le contrôle de la maison orange porté devant la justice

L’audience de ce matin au cours de laquelle le tribunal civil de première instance de Papeete devait examiner la requête en référé d’Edouard Fritch contre le parti politique, Tahoeraa huiraatira, a été renvoyée au 14 septembre prochain.

Il faut dire que la veille au soir le leader du parti orange, Gaston Flosse, s’était envolé pour raisons personnelles à destination de Paris.

Ce qui n’enlève rien au regain de tensions palpables entre le leader historique et son président délégué, Edouard Fritch, tous deux plus que jamais engagés dans une guerre fratricide pour le contrôle du mouvement majoritaire.

Dans cette action en justice qui intervient, rappelons-le, après une série de décisions visant ces derniers mois à évincer l’actuel président du Pays et tous ceux qui lui sont proches, il est demandé aux magistrats d’une part, « de constater l’absence de capacité de G. Flosse à assurer la présidence du parti et le trouble manifeste constitué par la persistance de décisions arbitraires » et d’autre part, de conclure « que le président délégué assure le remplacement dudit président ». Dans l’attente de désigner un nouveau président, la bonne marche du parti serait confié à un administrateur judiciaire.

Dans son argumentaire que nous sommes procurés, l’avocat, Raoul Aureille, expose que le 23 juillet 2014 la chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé la condamnation définitive de G. Flosse comportant la privation des droits civiques, civils et de famille. Et malgré la décision du conseil politique, le 13 janvier dernier, de le réintégrer en sa qualité de membre du Tahoeraa, l’avocat soutient que G. Flosse a perdu sa capacité d’exercer une fonction dirigeante d’un parti politique.

Entre temps, il faut dire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la décision du président du TH de dissoudre le bureau de la fédération de Pirae dirigée jusqu’alors par Edouard Fritch « pour des motifs imprécis et au mépris des droits de la défense », souligne encore M. Aureille.

En conclusion, l’avocat d’Edouard Fritch soutient que « s’agissant d’une association loi 1901, le juge judiciaire est compétent pour constater en référé la nullité de la décision du conseil politique en date du 13 janvier 2015 et par voie de conséquence, prononcer la déchéance du président dudit parti ».

Affaire à suivre.

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