Le gouvernement contraint de battre en retraite

Contre toute attente, au lendemain d’un discours de fermeté, le gouvernement vient de demander par courrier au président de l’assemblée, Marcel Tuihani, de retirer le texte sur la réforme des retraites de l’ordre du jour de la session extraordinaire.

En proposant cette réforme à quelques semaines des élections territoriales, la majorité d’Edouard Fritch savait qu’elle allait faire des mécontents. En faisant machine arrière, l’exécutif risque également de faire des déçus parmi celles et ceux qui croient en l’état de droit et au respect des institutions. Mais à l’évidence, le sujet a clairement été politisé ces dernières semaines…

Car, contrairement à ce qu’affirme l’Intersyndicale, il y a bien aujourd’hui un gagnant et un perdant: c’est bien la rue, et les violences observées hier (jeudi) dans l’enceinte de l’hémicycle, qui ont contraint le président et son équipe à battre en retraite. Malgré l’urgence à agir que nul ne peut contester et encore moins ignorer.

MM. Frébault et Galenon peuvent tirer un sacré coup de chapeau aux gros bras de la Cosac qui ont fait le sale boulot en défonçant le mobilier de la troisième institution de notre Pays, pour tenter d’impressionner la représentation territoriale élue par ce même peuple soit disant « en colère ». Et entendre leur chef de file, Vatea Heller, demander « pardon » aux femmes, aux mamans, réunies au même moment dans le hall René Reboucher, peut prêter à sourire. Pas sûr que ces dernières gardent un souvenir mémorable de cette agitation commise par quelques enfants gâtés…

Que va t-il se passer dorénavant ? Les syndicats de salariés contestataires réclament un retour à la discussion sur l’art et la manière de boucher les trous de la CPS ? Pas sûr que les patrons et A Ti’a i Mua se joignent au mouvement. A chacun ses responsabilités! Il va leur falloir trouver 3 milliards de Fcfp chaque année qui constitue le delta entre le montant des cotisations perçues et les sommes versés au titre des pensions. A eux par conséquent de trouver des solutions viables et de venir les exposer devant la population le moment venu.

Et qui sait, peut-être pourront-ils même oser affronter le suffrage universel ?

Photo: Polynésie 1ère

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