Le gouvernement s’élève contre la prise en otage des populations isolées

Dans un communiqué intitulé « Manœuvres politiciennes au détriment de l’intérêt général », le gouvernement réagit au retrait de l’ordre du jour de la loi du Pays sur l’organisation du transport interinsulaire.

Les groupes Tahoeraa Huiraatira et UPLD ont décidé de joindre leurs voix pour retirer de l’ordre du jour de la séance de l’Assemblée le projet de loi du pays relatif à la desserte interinsulaire.

Pour justifier leur vote, les représentants de ces deux groupes ont avancé que le texte méritait d’être à nouveau discuté. Ce sont des arguments fallacieux qui cachent une volonté politique de mettre le gouvernement en difficulté.

Le gouvernement est engagé sur la voie de la réforme, mais les intérêts politiciens prévalent sur l’intérêt général pour bloquer toute réforme. Voilà qui est paradoxal quand on accuse par ailleurs le gouvernement d’immobilisme.

Le texte présenté a fait l’objet d’une large concertation depuis le mois de mars. Il a été soumis au CESC qui a donné un avis favorable, notamment avec  la voix de Ethode Rey, président du syndicat des armateurs ; il a fait l’objet d’un comité de pilotage dans lequel étaient représentés les élus de l’Assemblée qui a adopté à l’unanimité, et avec les voix favorables du Tahoeraa Huiraatira, le projet de schéma directeur ; il a fait l’objet de plusieurs réunions au sein de la commission en charge du transport au sein de l’assemblée.

A la demande des élus Tahoeraa Huiraatira et UPLD, le gouvernement avait déjà accepté de reporter l’examen de ce dossier alors qu’il était inscrit à l’ordre du jour de la séance extraordinaire du 25 août 2015. Ce report devait  permettre aux représentants de l’Assemblée de se concerter à nouveau une énième fois au sein de la commission des transports. Des réponses ont été données à toutes les questions. Les voies de la concertation ont donc été largement ouvertes.

Pour tenir compte de toutes les remarques qui ont été formulées au cours des réunions de concertations qui se sont tenues au cours des 6 derniers mois, le gouvernement avait préparé des amendements que l’Assemblée n’a pas voulu étudier, préférant rejeter l’étude du texte.

Il est pour le moins paradoxal que l’Assemblée ait refusé de débattre au fond sur ce dossier  qui a des implications directes sur la vie quotidienne des populations des archipels éloignés. C’est la population qui paiera les conséquences du blocage organisé par les élus Tahoeraa Huiraatira et UPLD.

Le gouvernement s’élève contre la prise en otage des populations  isolées et qui attendent des élus qu’ils fassent passer l’intérêt général avant les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers.

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