Le laboratoire P3, « un outil utile pour la Polynésie »

Dans un communiqué que nous reproduisons, le gouvernement soutient l’investissement réalisé dans un laboratoire P3 considéré comme « un outil utile pour la Polynésie ».

La Polynésie française a subi dernièrement une vague d’épidémies (zika en 2013-2014, chikungunya en 2014-2015, épidémie de dengue persistante depuis 2013). La mondialisation des échanges fait en outre qu’elle est exposée à un risque significatif d’introduction de nouveaux pathogènes.

Le gouvernement a donc décidé de mettre en place des outils susceptibles de maîtriser ce type de situation. Le premier outil de gestion de crise est le laboratoire de type P3, aménagé à l’Institut Louis Malardé (ILM). Ce laboratoire a été appelé de ses vœux par l’ensemble des scientifiques de haut niveau qui ont audité l’ILM depuis 2002. Le gouvernement a décidé de suivre leurs recommandations. Par ailleurs, contrairement à certaines assertions, le Centre hospitalier de la Polynésie française ne dispose pas de laboratoire P3, ce type de laboratoire répondant à des normes bien précises.

Le deuxième outil de gestion de crise consiste à se doter de moyens de lutte contre la prolifération des moustiques. Partout dans le monde sont expérimentées des techniques innovantes de lutte biologique basées sur l’insecte stérile. La Polynésie française, avec l’Institut Louis Malardé et le programme mené à Tetiaroa, fait partie du peloton de tête. Pour continuer à développer ces techniques et les appliquer à plus grande échelle, la rénovation et l’extension du centre de Paea, qui n’a pas connu d’aménagement majeur depuis sa construction en 1967, est indispensable.

Pour mémoire, le projet de rénovation du centre de Paea, qui appartient à la Polynésie française, et non à l’Institut Malardé qui en est affectataire, a été, à l’origine, inscrit au premier Contrat de projets (2008-2014). Il était évalué à l’époque à 1 milliard Fcfp et n’a pas abouti. Les 511 millions Fcfp du projet actuel (soit moitié moins qu’à l’origine), sont programmés sur plusieurs années (2016-2018), avec des travaux de construction qui seraient financés à parts égales entre l’Etat et le Pays si le dossier est approuvé en comité de pilotage.

Il convient en outre de rappeler que deux conventions ont été signées, sous la gouvernance UPLD, en avril 2011 pour l’étude de la construction d’une station de recherche en entomologie sur la lutte anti-vectorielle à Paea, et en novembre 2012, pour la « construction d’un laboratoire NSB3 ».

Investir, c’est préparer l’avenir. C’est dépenser aujourd’hui pour économiser davantage demain. C’est un principe simple qui ne doit jamais être oublié. Si la mutualisation ou l’articulation des moyens de santé publique est souhaitable, et même nécessaire, le regroupement de l’ensemble des activités médicales publiques au sein d’un seul établissement, prôné par l’UPLD, serait une grave erreur.

De nombreuses raisons s’y opposent, mais trois principes essentiels sont à rappeler. Il faut d’abord éviter le mélange des genres, le cœur de métier de l’hôpital étant de soigner en dernier recours. Le deuxième principe est celui d’éviter de créer de grandes entités administratives, complexes et difficiles à gérer. Enfin, la création d’une sorte de monopole en matière de santé serait un non-sens économique et politique. Pour ce sujet complexe, il faut éviter les recettes toutes faites, superficielles ou importées.

Communiqué du gouvernement

 

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