Le marathon budgétaire a débuté à l’assemblée

Les travaux préalables à l’adoption du budget primitif 2016 de la Polynésie française ont démarré dans la matinée du vendredi 13 novembre en salle des commissions à l’assemblée.

Une première séance de travail informelle s’est déroulée en présence du vice-président Nuihau Laurey et de ses techniciens, venus présenter les grandes lignes du budget général. Une rencontre avec les élus – toutes tendances politiques confondues – qui a duré plus de trois heures.

Tout au long de sa présentation, le numéro 2 du gouvernement d’Edouard Fritch est apparu plutôt optimiste, fidèle à son tempérament, quant à la mise en oeuvre des politiques sectorielles pour l’année prochaine.

D’abord, parce qu’à fiscalité constante, force est de constater une croissance importante des recettes du Pays. Ce qui laisse à penser que la reprise de la consommation des ménages est au rendez-vous…Si elle est confirmée dans les semaines ou mois à venir, en volumes comme en valeur des importations, alors on pourra parler de « reprise » et non plus seulement de « rebond ».

Ensuite, parce que la situation s’améliore sur le front de l’emploi. Une stabilisation des pertes en terme d’effectifs salariés a été observée au milieu de l’année dernière. Et sur les douze derniers mois, les chiffres de l’ISPF montrent une reprise des embauches, certes encore timide, de l’ordre de 1,4%.

Seul bémol, le contexte économique international reste tendu. La Chine semble entrer en récession, alors que la France poursuit sa politique de rigueur budgétaire avec un impact certain pour les collectivités d’outre-mer. A l’instar de la Dotation globale d’autonomie (DGA, ex-DGDE) qui, pour la troisième année consécutive, voit son enveloppe réduite cette fois-ci de 480 millions de Fcfp. Une situation inacceptable pour le VP-sénateur de la Polynésie française qui, dés la semaine prochaine à Paris, fera entendre sa voix.

De l’analyse des dépenses, retenons seulement que le Pays éprouve toujours autant de difficultés à baisser le montant des charges de personnel dans la Fonction publique estimées pour 2016 à un peu plus de 30 milliards de Fcfp. Même sans création de postes, l’indice annuel GVT (Glissement Vieillesse Technicité) génère une dépense supplémentaire de 695 millions de Fcfp. C’est dire à quel point la problématique est grande…

Au chapitre « Investissements », une bonne nouvelle en revanche avec la reconstitution progressive de la part d’autofinancement brut. Elle représente la moitié (15 milliards de Fcfp) des dépenses budgétées l’année prochaine. Aussi, les crédits de paiement atteindront un peu plus de 20 milliards en 2016 contre 15,9 mds en 2015.

Quant à l’endettement du Pays, il est estimé à 92,630 milliards de Fcfp à fin 2015 (17,2% du PIB) et une décroissance est programmée, soit 2 milliards de moins attendus à fin 2016.

Les travaux budgétaires doivent se poursuivre en commission jusqu’au lundi 30 novembre et l’adoption du document final devrait intervenir le 12 décembre 2015, selon une source bien informée.

 

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