Le ministre Riveta rencontrera les agriculteurs « dans les prochains jours »

Ces derniers jours, quelques agriculteurs se sont publiquement émus d’une décision, qualifiée « d’unilatérale » du ministre du développement des activités du secteur primaire, Monsieur Frédéric Riveta, concernant l’interdiction de l’utilisation du pesticide connu du public sous le nom de « Gramoxone » ou « paraquat », peut-on lire dans un communiqué adressé par le gouvernement.

Or, ces mêmes agriculteurs, également membres de la commission des pesticides, savent que celle-ci s’est réunie le 12 février dernier pour rendre, à la majorité des membres, un avis favorable au retrait de cette substance active de la liste des pesticides autorisés en Polynésie française.

Ils savent également, en tant que membres de la commission, que celle-ci ne rend qu’un avis consultatif et que la décision de retrait appartient au gouvernement de la Polynésie française. A ce jour, et contrairement aux déclarations des professionnels interrogés, aucune décision n’a été prise dans un sens ou dans un autre.

Pour cause, le ministère rappelle que, lors de cette commission, il s’est engagé, d’une part, à dialoguer sur ce point avec les agriculteurs et d’autre part, à ce que le service du développement rural (SDR) présente des substituts à ce pesticide.

Il convient également d’indiquer que les représentants de la direction de la santé ont mis en avant une étude de l’INSERM datant de 2013 qui démontre un lien entre l’usage du paraquat et la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. Ce produit est interdit en France mais aussi au niveau européen.

Par ailleurs, le ministre est tout à fait favorable à une rencontre avec les professionnels mais, dans la mesure où leurs revendications posent un certain nombre de questions techniques, il a souhaité qu’elles soient réglées, préalablement, par les services techniques afin de leur apporter toutes les réponses attendues par les agriculteurs. Une rencontre est ensuite prévue avec le ministre dans les prochains jours.

Le ministère souhaite que le secteur agricole puisse évoluer en partenariat étroit et serein avec les professionnels mais aussi les consommateurs auxquels il convient de rappeler que la dernière campagne d’analyse de résidus de pesticides, réalisée entre septembre et octobre 2014, montre que sur 66 produits locaux et 14 produits importés, la proportion des échantillons conformes à la réglementation polynésienne est de 97% pour l’ensemble des échantillons.

Enfin, la création d’un observatoire des résidus des pesticides dont les travaux permettront, en particulier, de caractériser l’exposition aux pesticides de la population et de l’environnement à des fins d’évaluation des risques, sera prochainement proposée au Conseil des ministres.

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