Le point sur l’avenir des Cétad

La ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, Nicole Sanquer-Fareata, a souhaité apporter des précisions quant à l’avenir des Centres d’éducation aux technologies appropriées au développement (CETAD).

Si l’arrêté n°889 CM du 7 juillet 2016 portant modification de la carte scolaire des enseignements du second degré pour l’année scolaire 2016-2017 dispose d’un certain nombre de fermetures de filières en CETAD, il ne fait état, en aucun cas, de fermetures de CETAD.

Ces fermetures de filières en CETAD s’inscrivent dans la réforme de la voie professionnelle engagée depuis près de deux ans, afin, notamment, de permettre aux élèves orientés dans ces structures de bénéficier d’une formation diplômante reconnue par l’Etat, et donc par le monde du travail. En effet, jusqu’à ce jour, les CETAD préparaient les élèves à l’obtention d’un CAPD dans différentes filières. Ce diplôme, qui a été créé en 1983, n’a jamais été reconnu, ni par l’Etat et ni par le monde local du travail. Une redynamisation de ces structures devait donc être impulsée, d’autant plus que les effectifs d’élèves sont en forte baisse.

C’est pourquoi, de nouveaux référentiels de diplômes de CAP, qui remplacent ceux du CAPD actuel, sont aujourd’hui reconnus par l’Etat et inscrits au Registre National des Certifications Professionnelles :

–         Petite et Moyenne Hôtellerie (PMH) ;

–         Polyvalent du Bâtiment (PB) ;

–         Gestion et Exploitation en Milieu Marin (GEMM) ;

–         Exploitation Polynésienne Horticole et Rurale (EPHR).

Ces nouvelles formations diplômantes de type CAP de niveau V, à destination d’élèves post 3ème de collège, reconnues par l’Etat et inscrites au RNCP, permettront aux élèves de prétendre également de droit, à la poursuite d’études sur un niveau IV de formation (Bac professionnel), voire de niveau III. Ainsi, en plus d’élever le niveau de qualification de nos jeunes, cette reconnaissance leur permettra d’améliorer leur niveau de vie. L’éducation nationale vient de valider cette reconnaissance en créant le premier certificat polynésien d’aptitude professionnelle (CPAP). La Polynésie française a donc réussi le difficile exercice visant à garder les spécificités de ses formations dans le cadre d’un diplôme reconnu par l’Etat.

La Polynésie française a donc voulu donner à l’enseignement professionnel une impulsion dans la formation professionnelle afin de répondre aux enjeux du Pays. C’est pourquoi, un schéma directeur des formations a été acté en décembre 2015 avec l’Université de la Polynésie française, le Vice-rectorat et le ministère en charge de la formation professionnelle. C’est parce qu’au collège, un palier post 5ème contribue à orienter 10 % des élèves dans une autre structure qu’une classe de 4ème générale, l’orientation post 5ème a été supprimée en même temps que sera accentuée l’amélioration des performances des élèves en fin de scolarité primaire.

Parallèlement, le collège offrira dès cette rentrée scolaire des modules préprofessionnels en classes de 4ème et de 3ème pour accueillir ces élèves en difficulté scolaire orientés auparavant directement en CETAD.

Les CETAD, dont l’existence et l’importance sont soulignées dans la Charte de l’éducation actualisée, ont vocation à perdurer et à s’inscrire plus efficacement dans la rénovation de la voie professionnelle, et la lutte contre le décrochage scolaire. La ministre insiste donc sur le maintien des structures CETAD en Polynésie française.

Les CETAD seront d’ailleurs, dès la rentrée prochaine, des structures pouvant accueillir des élèves post 3ème. Ils resteront positionnés dans les îles pour répondre aux besoins de formations de nos archipels. Cette réforme permettra ainsi de pouvoir maintenir les élèves dans les îles après la 3ème, et d’offrir une formation diplômante de type lycée, au lieu de les diriger vers Tahiti.

 

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Une pensée sur “Le point sur l’avenir des Cétad

  • 21 juillet 2016 à 17 h 35 min
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    Comment peut-on être d'aussi mauvaise foi! Nicole SANQUER, son Directeur de cabinet et ses maîtres du VR n'ont vraiment aucune fierté, aucune probité! Tout le monde sait que les CAP de développement polyvalents (CAPD) ont été créés par l'Etat lui-même, qu'ils ont diplômé des milliers d'élèves durant trente années au niveau 5 (CAP) reconnu par l'Etat, ici et dans les TOM , qu'ils ont permis à un grand nombre de jeunes d'accéder au BEP puis à un Bac Pro. Les CETAD étaient organisés pour délivrer en même temps le Brevet des collèges et tout allait pour le mieux malgré des équipements trop souvent insuffisants.Les professeurs étaient des PLP compétents. L'ancrage dans le milieu local était véritable..
    L'accès au CETAD (et CED catholiques) se faisait après la classe de 5ème, c'est-à-dire avant que les élèves ne se découragent dans un collège abstrait qui ne leur convenait pas. Que personne ne nous dise, dans un Pays où on revendique à juste titre l'autonomie, qu'il faut s'aligner ici sur les "réformes" métropolitaines qui ne marchent pas.
    SANQUER dit aujourd'hui que des CAP post 3ème SERONT créés dans les CETAD. De qui se moque-t-elle? Qui occupera ces classes fantômes alors que le nombre d'élèves accédant à la classe de 3ème ne le permettra pas? Et en attendant?
    Pourquoi ce plaisir de massacrer ce qui fonctionne? Le vice-recteur CHARVET photographié sur votre article avec les deux malfaiteurs de l'Education, avait engagé avec le Ministre LEBOUCHER une rénovation des CAPD.Voilà le résultat ! A quand un débat public sur ce thème ? Je suis partant pour y participer, ayant porté les CETAD avec une équipe remarquable durant 25 ans.
    Si notre Ministre avait suffisamment de connaissance du système éducatif et si son Directeur de cabinet était vraiment au service du Pays et non d'un clan, nous n'en serions pas là.

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