Le président de la commission des lois de l’AN en Polynésie à partir du 20 février

Le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, effectuera un déplacement en Polynésie à partir du 20 février.

 

L’annonce en a été faite ce matin par le président du Pays, Edouard Fritch, qui a qualifié ce voyage « d’important ».

Accompagné d’une partie de son « staff », ce membre éminent du part socialiste, par ailleurs député de la première circonscription du Finistère depuis 2007, viendra prendre connaissance, dix jours durant, des forces et faiblesses du statut de la Polynésie française.

Si le Tahoeraa huiraatira, dés son retour aux affaires, a pris l’engagement d’opérer une pause institutionnelle, préférant concentrer son action sur la relance économique et l’assainissement des finances publiques, tout le monde s’accorde à reconnaître que des choses sont encore à améliorer sur le plan institutionnel.

« Certaines compétences acquises en 2004 ne sont toujours pas mis en oeuvre », a souligné ce matin le chef de l’exécutif local. Qui plus est, se pose la question de l’accompagnement financier inhérent à de nouvelles responsabilités que l’Etat serait disposé à transférer aux autorités locales. Dans le contexte budgétaire actuel de la Nation, ce n’est pas gagné !

Quant à rejoindre Gaston Flosse sur l’idée d’une avancée statutaire allant jusqu’à faire de la Polynésie un « Pays associé », à ne pas confondre avec « Etat-associé », Edouard Fritch s’est montré plus que réservé.

Rappelons que le 24 décembre dernier, dans une lettre aux Polynésiens publiée sur le site du Tahoeraa, Gaston Flosse écrivait: « Notre relation avec la France se fonde sur notre volonté libre, et chaque évolution statutaire est une manière de renouveler cette libre association avec la France.
C’est pourquoi je disais en ouverture du colloque sur les 30 ans de l’Autonomie le 27 juin 2014 :  » Au-delà des indispensables corrections à apporter au statut, nous pourrons certainement aller plus loin dans l’autonomie en fonction de notre capacité à nous prendre en charge. Faut-il parler de lien fédéral, de pays associé – j’ai bien dit de  » pays  » et non pas d’Etat – ?
Ce pas, celui de pays associé, associé à la France bien sur, sera à mon avis, le futur statut de notre Tahiti Nui « . Nous menons une réflexion sur cette question, car il s’agit ici de clarifier le rôle de l’Etat et le rôle de la Polynésie française, chacun dans ses compétences propres.
Il nous faudra trouver le bon moment pour le présenter au peuple Polynésien sous la forme d’un référendum, puis à l’Assemblée de Polynésie française et obtenir de l’Etat un examen au Parlement de ce projet. Enfin nous demanderons à l’Etat, lorsque le statut sera prêt, une révision de la Constitution, car ce statut doit être protégé par la Constitution, c’est notre volonté. Mais ce n’est pas notre priorité (…) ».

 

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