Le président du CESC exprime ses préoccupations à Ericka Bareigts

Après avoir visité les sites sinistrés par les inondations des communes de Pirae et de Mahina, la ministre des Outre-Mer Ericka Bareigts a été reçue vendredi après-midiau Conseil économique, social et culturel (CESC) par le président Winiki Sage.

Durant cette rencontre protocolaire, le président Winiki Sage s’est abordé les sujets suivants :

La relance économique, et notamment la problématique de l’emploi des jeunes : le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans en Polynésie française est supérieur à celui de la métropole. La majorité des jeunes polynésiens diplômés qui arrivent sur le marché du travail n’ont pas, ou très peu d’expérience professionnelle. Le président du Conseil a  suggéré de combler cette lacune en mettant en place un dispositif permettant aux jeunes polynésiens d’intégrer des cycles de formation en alternance dans les grands groupes métropolitains,  à l’image  de ce que met en œuvre le groupe EDT-Engie. Ces réflexions trouvent également leurs résonnances dans les axes énoncés sur l’égalité réelle, notamment en adaptant les dispositifs d’aides aux jeunes métropolitains aux spécificités des jeunes ultramarins, et cela quelque soit le statut de leur territoire.

L’après-nucléaire : il est fondamental pour le Pays de construire avec la France de nouvelles relations. Le président du CESC souhaiterait que la Polynésie française devienne le centre d’expérimentation de nouvelles technologies pour développer des solutions modernes et innovantes adaptées aux îles et accessibles à tous les pays du Pacifique. La Polynésie française pourrait ainsi devenir une vitrine technologique au service de tous les pays insulaires, en accueillant par exemple des grands centres de recherches et une université de la mer.

Le changement climatique : le président Winiki Sage souhaiterait que des travaux concrets soient initiés dans l’archipel des Tuamotu notamment car ce sont les îles les plus vulnérables de la Polynésie française au même titre que Kiribati et Tuvalu. Des scénarios de prospectives pourraient être appréhendés afin d’anticiper les conséquences dus au changement climatique. Ces modèles pourraient être partagés avec tous les états insulaires du bassin océanique.

Le président du CESC a également évoqué avec la ministre sa volonté d’entreprendre une réflexion sur des sujets sociaux préoccupants tels que la montée de la délinquance, les violences familiales, et les violences à l’égard des femmes dans les Outre-Mer.

Après cette rencontre qui a captivé toute son attention, la ministre a donné rendez-vous au président Winiki Sage à Paris lors de sa prochaine mission prévue au mois de mars. Il tient à lui adresser toute sa sympathie et toute sa gratitude pour l’écoute attentive qu’elle lui a accordée.

Communiqué du CESC

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