Le Sdiraf prend la défense du directeur de la CPS

Sous le titre « Pour qui se prennent-ils ? », le président du Sdiraf (regroupement de retraités) prend ouvertement la défense du directeur de la Caisse, Régis Chang. Voici le communiqué adressé aux rédactions

 

Les syndicats de salariés présents au CA du RGS de la CPS tentent depuis quelques temps, d’avoir la tête du directeur.

La délibération 99-119 APF du 8 juillet 1999 précise que le CA du RGS de la CPS se compose de 28 membres, dont 14 pour les salariés. Ces membres sont désignés par un arrêté en conseil des ministres. Le gouvernement peut donc nommer qui il veut au CA du RGS de la CPS.

Evidemment, les membres salariés seront issus des seules organisations territoriales, selon les résultats aux élections de délégués du personnel, titulaires et suppléants. Les derniers résultats ont été donnés par l’arrêté 206 CM du 21 février 2013. On y apprend que les 5 organisations syndicales de salariés, siégeant au CA du RGS de la CPS ont obtenu, en cumulé, 28 095 voix aux élections, titulaires et suppléants, soit 14 047 salariés ayant voté pour l’une de ces 5 organisations : FO, A TIA I MUA, CSIP, OTAHI et O OE TO OE RIMA. Quand on sait qu’il y avait environ 60 000 salariés à la CPS pour cette période, on s’aperçoit que seulement 23% des salariés sont représentés au sein du CA du RGS de la CPS.

Et en plus, pour assurer le maximum d’erreurs et de conneries de ces représentants, ils touchent une subvention liée aux élus DP et CE. Ainsi, ces organisations bénéficient de plusieurs millions de la part du gouvernement, donc de la population.

Je les invite à se poser la question de leur responsabilité sur quelques évènements cruciaux pour l’avenir de notre PSG.

  1. auraient-ils déjà oublié leur responsabilité sur la mise en place de te autaeaeraa, en 2006, qui a été le déclencheur de la catastrophe qui a suivi ?
  2. auraient-ils déjà oublié qu’en 2007, il y avait encore plus de 80 milliards dans les réserves de la CPS et que fin 2015, il n’y aura plus de réserves liquides ? Qu’ont ils fait pour protéger notre CPS contre la chute vertigineuse ?
  3. auraient-ils déjà oublié que les textes de la CPS prévoient un fonds de garantie de retraite de 5 années de charges ? Ils ont vite vu que ces 5 années de réserves on ne les aurait jamais et ils ont donc baissé de 5 à 3 années de charges. Même avec ces années, on n’atteint pas le montant obligatoire par les textes. Se sont-ils inquiétés de ce non respect de textes pourtant votés par eux ? (article 28 délibération 87-11 du 29 janvier 1987)
  4. auraient-ils déjà oublié qu’en 1987, il y avait peu de retraités, les pensions étaient faibles, l’espérance de vie était faible, les cotisations rentraient à flot dans les caisses. Par contre, ces dernières années, on constate une longue espérance de vie (près de 80 ans), on constate aussi une forte augmentation des pensions (la retraite CPS a atteint ses 35 sn en 2003), des milliers de retraités, de moins en moins de ressources (cotisations).
  5. Se sont-ils penchés sur les conséquences d’un système parmi les plus attractifs du monde ou se sont ils contentés d’être eux mêmes à la retraite, bénéficiant des excellentes conditions de départ, favorisant leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt général.

Le Sdiraf demande au gouvernement :

  • de garder M. Régis Chang à la tête de la CPS. Nous avons vraiment quelqu’un qui connaît son sujet.
  • de supprimer la subvention aux syndicats.
  • d’ouvrir la représentation au CA du RGS de la CPS aux retraités, mais aussi à des parties de notre société polynésienne non représentée par ces incompétents.
  • de réformer au plus vite les règles du régime de la retraite CPS pour en garantir la pérennité sur le plus long terme, pour les retraités actuels, mais aussi pour les futurs retraités, horizon 2040 ou 2050.

 

 

 

 

 

 

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