Le Sdiraf soutient l’action gouvernementale pour pérenniser la PSG

Grâce à la participation du SDIRAF aux travaux sur la PSG 2, son président Emile Vernier se dit « bien informé » des chiffres officiels concernant la situation de la retraite et de la maladie. Voici ses conclusions.

Des facteurs structurels et conjoncturels ont amené le régime à la situation catastrophique que nous connaissons. En 2016, il n’y aura plus de liquidités et donc les pensions diminueront automatiquement. Cela mettra en difficulté de nombreux retraités et leurs familles. Pour les nouveaux retraités, la situation sera, elle aussi, catastrophique. La seule solution est la mise en place de réformes.

Le SDIRAF remercie le gouvernement actuel pour avoir lancé les discussions sur l’avenir de la PSG.

Le SDIRAF demande aux autorités d’aller au bout du sujet et de mettre en place les réformes nécessaires et connues de tous pour pérenniser le régime de retraite.

Le SDIRAF accuse les responsables (syndicats de selleries, d’employeurs, gouvernements précédents) de n’avoir pas voulu réformer le système en temps, préférant leurs intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

Synthèse des facteurs conjoncturels

1. Une poursuite des pertes d’emplois engendrant une baisse continue de la masse salariale depuis 2008 à 2014 (-1,1% en moyenne annuelle), compensée depuis les 2 dernières années par une augmentation du plafond de cotisation (+ 8 000 Fcfp à fin 2014).

2. Le déficit des autres branches comblés par les branches excédentaires dont la Retraite A, principalement pour l’Assurance Maladie (16,4 MM Fcfp) dont une partie (11,67 MM Fcfp solde au 31/12/2014) est pris en charge par le FADES à raison de 800 M Fcfp par an.

3. Le Fonds Social de Retraite (FSR) n’a été réformé qu’en 2014 et 2015 pour rétablir l’affectation complète du 1,00 % exceptionnel à son objet initial.

4. Le taux de cotisation RET A situé à 15,00 % puis à 16,77 % durant 2 années a été déplafonné qu’en janvier 2014.

5. Le retard des décisions du Conseil d’Etat relatives aux recours des lois de Pays des réformes retraite A.

6. Le recours à la retraite utilisé comme amortisseur social de la crise conjoncturelle ou comme levier d’économie dans l’administration notamment.

Synthèse des facteurs structurels

1. Un rallongement de l’espérance de vie : +16,2 années de 1968 à 2007, de 2007 à 2027 : +6,2 années estimées. L’attribution d’une pension de retraite génère un engagement de dépenses sur une espérance de vie moyenne de 18 ans à l’âge de 60 ans. A titre d’exemple, les 1 800 nouveaux départs à la retraite enregistrés en 2012 entraînent une dépense annuelle de 2 milliards de Fcfp, soit un engagement minimal de 36 milliards Fcfp à financer par les cotisations à venir.

2. Les âges de départ à la retraite anticipée insuffisamment ajustés pour tenir compte des gains d’espérance de vie ont été compensés par une augmentation significative du taux d’abattement (8% par année anticipée).

3. Un délai de récupération (nombre d’années de retraite nécessaires pour récupérer la somme des cotisations versées au cours de l’activité) rapide. En effet, un retraité qui a cotisé à taux plein pour une durée de 35 annuités et au plafond retraite de la tranche A les dernières années n’aura contribué financièrement au régime que pour l’équivalent des 4 premières années de sa retraite.

4. Une durée moyenne réelle de cotisation en progression mais qui reste faible (23 annuités).

5. Un taux de remplacement élevé (maintenu à 70%) avec une première réforme sur le Salaire Moyen de Référence (SMR calculé sur les 10 meilleures années parmi les 15 dernières)

6. La possibilité de cumuler activité non salariée et retraite sans contrepartie de cotisations maladie (2 300 retraités concernés soit 7,5 %)

Des réformes qui ont trop tardé et qu’il faut poursuivre

1.Le système par répartition retenu nécessite pour être équilibré de couvrir annuellement le montant des pensions servies par les cotisations encaissées : pour 2014, il faudrait près de 72.000 cotisants avec un salaire moyen de 190 000 Fcfp pour équilibrer les dépenses techniques (projection à fin 2014 : 59.700 cotisants)

2.L’ impact du régime de retraite sur la vie économique se mesure sur le long terme avec un engagement de dépenses sur 18 ans minimum (à 60 ans)

3. Les réserves sont destinées à financer les déficits conjoncturels et non structurels

Et 2015 ?

Le SDIRAF a interrogé la direction de la CPS pour les pensions de retraite 2015. La direction de la CPS affirme que pour 2015, il reste des liquidités, donc les pensions de retraite devraient être versées normalement. Par contre, en 2016, en l’absence de réformes structurelles, il n’y aura plus de liquidités et les pensions ne seront plus versées que par les cotisations, insuffisantes, donc, les pensions seront diminuées.

Plusieurs hypothèses ont été proposées par la CPS et les actuaires. Ces hypothèses font jouer les différents paramètres qui sont pris en compte pour le calcul des pensions.

  • une hypothèse prolonge la durée de vie du régime jusqu’en 2023 et prévoit -33 milliards de réserves en 2030
  • une hypothèse prolonge la durée de vie du régime jusqu’en 2032 et prévoit 15 milliards de réserves en 2030
  • une hypothèse prolonge la durée de vie du régime jusqu’en 2048 et prévoit 58 milliards de réserves en 2030

Malheureusement, le système actuel n’est plus viable, non seulement pour les retraités actuels mais aussi pour les futurs. Les conditions de départ à la retraite vont être durcies, sauf bien sûr, si la relance était là et que des milliers d’emplois pouvaient être créés.

Quant au Sdiraf…

  • Depuis début décembre 2014, le SDIRAF a lancé une pétition pour sauver la retraite CPS. La SDIRAF demande instamment à toutes les personnes ayant des feuilles de pétition pour sauver la retraite de les ramener au plus vite. Chaque lundi à 8H30, le SDIRAF est présent à Paofai.
  • Une assemblée générale du SDIRAF est prévue le samedi 23 mai 2015 pour faire le point sur les propositions de sauvetage de la PSG 2. Le SDIRAF invite tous les retraités à y participer, mais aussi les salariés qui s’inquiètent de leur avenir.
  • Au vu de l’importance et de la nécessité de mettre des réformes en place, le SDIRAF appellera la population à manifester un samedi. Toute la population, retraitée ou non, est invitée à y participer.

 

 

 

 

 

 

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