Le secteur de la pêche en 2013 analysé par l’ISPf

L’Institut de la statistique (ISPf) dresse un bilan mitigé du secteur de la pêche durant l’année 2013, pouvant se résumer par ces quelques mots: baisse de la production et des exportations, même si les niveaux (total de 8 927 tonnes de poisson pêchées) demeurent historiquement élevés.

 

Deux filières sont à distinguer: la pêche hauturière, d’une part, constituée d’une flottille de thoniers palangriers (36 navires en frais) et mixtes-congélateurs (29); la pêche côtière dite « traditionnelle et familiale » d’autre part, totalisant quelque 440 unités (poti mara et bonitiers) essentiellement basées aux IDV et ISLV.

En terme de production, c’est la première qui représente le plus fort tonnage de poissons: 5 800 tonnes en 2013, en baisse de 3,5% par rapport à 2012.

« Cette baisse globale de la production est imputable exclusivement  aux thoniers mixtes et congélateurs dont l’effort de pêche diminue », explique l’ISPf. « Leur flottille active diminue d’une unité, et le nombre de jours de mer de 9%. Le nombre d’hameçons posés diminue plus rapidement que le volume pêché, illustrant l’amélioration des rendements (+8,3%) », poursuit l’institut.

La zone de pêche s’est concentrée sur seulement 40% de la Zone économique exclusive (ZEE), l’essentiel des captures étant réalisées au nord-est ainsi qu’au sud de Tahiti dans un rayon de 400 miles nautiques.

Quant à la part de la production exportée, elle s’établit à 22%, soit un niveau équivalent à la moyenne des cinq dernières années, constate l’ISPf. En 2001, elle avait atteint 31%. Après une année 2012 record tant en volume exporté qu’en recettes générées, 2013 apparaît plus modérée: la valeur des exportations de poissons s’élève à 1,1 milliard de Fcfp, soit 31% de moins qu’en 2012. Hong Kong, les Etats-Unis et le Japon sont les trois principaux clients de la Polynésie française.

La production de la flottille côtière enregistre, elle aussi, une diminution (-5%) à 3 120 tonnes en 2013 dont 2 541 t grâce aux poti marara. Des rendements moindres expliquent cette baisse, note l’ISPf.

 

 

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